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Vendredi 28 août 2009
Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Chine
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Lundi 8 juin 2009
A paraitre ...

A revoir...

Où étions nous il y a un an ? 

Le budget en détail

L'achat et le retour d'experience pour le billet One World Explorer

L'itinéraire global avec les dates

Merci à voyage forum qui nous a toujours aidé dans la préparation du voyage ainsi que pendant le voyage, n'oubliez pas qu'une galère en voyage a toujours été vécu par un autre et qu'il y aura une solution pour vous sur le forum! En tout cas nous ça a marché à tous les coups!
Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Retour
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Mercredi 6 mai 2009

 

Quelques stats amusantes

 

 

Les dodos

On a dormi dans 96 auberges (nuit moyenne à 11,23 euros pour 2)

       - soit 2,26 jours par auberge

Autrement, on a dormi 21 nuits dans le bus, 8 nuits dans le van qu'on a loué en australie, 4 nuits dans des voitures de location, 10 nuits dans les  trains couchettes et 1 nuit dans l'avion entre Santiago du Chili et Sydney.

Les transports

En 12 mois, on a épuisé 20 guides de voyages en parcourant 40 840 kms de transports terrestre de tous types (majoritairement en Bus, Trains, 4x4) le tout en seulement 813 petites heures (près de 34 jours complets quand même).
        - soit 10,77 % de notre vie passée dans les transports.

 

Le trajet moyen est de 277 kms en 6h40 et coûte 11,32 euros,
        - soit
41,64 km/h de moyenne (en comparaison, l'avion va à 624 km/h de moyenne ! )

 

On a loué 6 voitures, un camping van, un tandem, 10 vélos et 5 scooters

 

On a pris 157 courses de taxis (j'ai mal au bras rien qu'en y pensant)
        - soit une course moyenne de
3,72 euros!

 

le reste du temps nos jambes nous ont toujours amenées à bon port !

 

Dans les airs

On a parcouru dans les airs 45 520 kms en 15 vols
        - ce qui représente la bagatelle de
24,4 tonnes de CO2 évaporés dans la nature

 

 

On a loupé un bus (mais on est quand même parti le soir même)

On a eu deux pannes de bus sans compter les crevaisons (une boite de vitesse cramée en Bolivie et un chauffeur de minibus qui a noyé son moulin en traversant une rivière trop profonde). Notre 4x4 dans le wadi Rum en Jordanie a pété au bout de 5 km, on en a eu un autre, mais le chauffeur a réussi a l'ensabler a plusieurs reprises et a crever en réussissant l'exploit de changer le pneu sans crick, Ben je t'expliquerai sa technique d'orfevre... 

On a eu plusieurs gros rhumes et quelques maux de ventre en Bolivie. Greg a gardé un souvenir d'Inde dans son ventre. On règlera ça au retour. Nos jambes sont un peu fatiguées.

 

 

Le blog est en pleine forme grâce à votre lecture assidue de nos aventures, merci!

 

61 048 pages vues soit plus de 7 clics par heure depuis notre départ le 16 avril 2008 !
&

9 247 visites soit plus d'1 visiteur par heure depuis notre départ !



Quelques liens souvenirs

Des images pour feter la fin d annee Video de la premiere partie du voyage
6 mois ! comparez les stats et revisionnez de magnifiques images de la premiere partie du voyage
00 Depart 00 Depart Les photos denotre teuf de depart
Itinéraire global  avec sa video



A bientot (physiquement cette fois ci) et rendez vous pour la suite de nos articles sur le blog

Greg et So
Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Retour
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Mercredi 6 mai 2009

Un Noël à Yangon


L'ambiance très particulière de la capitale nous a tout de suite submergée. Il y règne une agitation feutrée. Les batiments décrépis renvoient à une époque coloniale faste où l'architecture occidentale était à l'honneur. En 2008, il reste les facades magnifique colonisé cette fois çi par les Birmans eux même. La pauvreté manifeste de ce peuple contraste tant avec les splendeurs du passé de la colonisation anglaise. Le temps s'est arrêté, mais l'usure et la vetusteté à fait son effet. Des stuppas bouddhistes, des églises et des mosquée. La junte ne leur a pas ôté la liberté de culte. C'est déjà ça. L'atmosphère est ravivé par les véhicules hors d'âge et la beauté de ce peuple pour la plupard vétus en habit traditionnel surtout les femmes. Des générateurs diesel trônent sur le trottoir, témoins manifestes de l'ineficacité du système électrique géré par la junte. Les uns subissent les pannes quotidiennes, les autres relayent celle çi en faisant gronder leurs générateurs à même le trottoir. On est le 23 décembre.



Batiment coloniaux a Rangoon
 

L'hotel est propre et confortable, le personnel prévenant et l'eau est chaude. Ici les endroits fréquentés par les étrangers sont payable en US dollars seulement. La monnaie locale n'est utilisée que pour les petits achats et quelques rares restaurants.

 

Le 24 décembre on décide de réveillonner dans un restaurant français. A la nuit tombé nous prenons un taxi, mais pas n'importe lequel, sans conteste le plus bancal de la ville. Une vieille Japonaise à bout de souffle, porte déssoudés, banquette défoncée, plus de vitre, plus de garniture, juste un moteur sur un chassis troué et une carlingue rouillée. Le taxi nous emmène péniblement (mais on y arrive) au restaurant 4 étoiles. On entre dans une longue allée avec le taxi prêt à imploser. La scène est iréelle, le chauffeur stoppe l'épave devant le promontoire qui accueille les clients. A l'endroit même où les voitures déposent habituellement les élégantes personnes qui ont le privilège de dîner dans ce restaurant Francais.
Deux hôtesses chargées de l'acceuil essayent de nous ouvrir la portière, en vain. Le chauffeur ne sachant plus ou se mettre se mit en 4 pour nous ouvrir la porte, nous étions mort de rire. Le contraste était trop violent. Le sourire des hotesses en disait long sur l'absurdité de la situation.

Ca me rappelle une de nos arrivée triomphante à Ben et à moi avec notre 4L rutilente au Sheraton de Fes au maroc, Même décalage, on remis à l'époque les clés de titine au Boy pour qu'il aille la garer soigeusement au parking reservé aux fortunés clients de l'hotel, nostalgie du 4L Trophy 2002.

Nous payâmes donc le taxi et entrâmes dans le restaurant. Les tables était dréssée dans le jardin, décoré de magnifiques ombrelles birmane géante.  Nous nous appretions à réveillonner dans ce jardin, directement inspiré des jardins de l'élysée. Le menu et les vins furent à la hauteur de l'endroit. Je vous renvoi à la lecture du menu.
 



Après avoir engloutis cette succession de succulent mets de réveillon, le chauffeur de l'hôtel nous emmena à la messe de minuit a la cathedrale de Rangoon dans une voiture de collection indienne.



Même à des milliers de kms de la france, nous recouvrions l'ambiance chaleureuse de Noel. L'église bondée nous acceuilla, des hindous, des Birmans, des occidentaux de l'ambassade, tout ce petit monde se mélangeai pour la messe de minuit tantôt en anglais, tantôt en Birman! Nous rentrâmmes ensuite dans les rues vides de Rangoon pour qui cette date du 25 ne représente pas grand chose, exeptée peut être la communauté catholique et quelques occidentaux.

 

Pagode  Shwedagon

On a vu des milliers de Stupa et de pagodes, je vais développer celui ci car c'est un des plus beau et emblématique que nous ayons vu. Depuis la Chine, au Japon, en Indonésie, en Thailande, en Birmanie et plus tard en Inde nous avons vu ces types de monuments. Le stûpa pourrait être notre église et la pagode un lieu plus important du genre Lourdes ou sont conservées des reliques saintes.

       C'est quoi un Stûpa

 

 

Un stûpa (un mot sanskrit) est une structure architecturale bouddhiste que l'on trouve dans le sous-continent indien, dont il est originaire, mais aussi dans le reste de l'Asie où il a suivi l'expansion du bouddhisme. C'est un monument commémorant la mort ou parinirvâna du Boudha.

       C'est quoi une pagode

La pagode telle qu'on la connaît est une évolution du stûpa  indien, c'est-à-dire, une sorte de sépulture où les reliques sacrées pouvaient être protégées et vénérées

       Qu'est ce que le sanscrit (C’est surtout pour nous car on s’est tellement souvent posé la question.)
Le sanskrit est une langue indo-européenne, de la famille indo-iranienne, autrefois parlée dans le sous-continent indien. Certains mots sont encore utilisés par certaines familles de brahmanes et certaines écoles spiritualistes. Il faut considérer le sanskrit, non comme la langue d'un peuple, mais comme une langue de culture qui a toujours été l'apanage d'une élite sociale, du moins depuis l'Antiquité. C'est notamment celle des textes religieux hindous et, à ce titre, elle continue d'être utilisée, à la manière du latin aux siècles passés en Occident, comme langue culturelle, et véhiculaire.

Les stûpas les plus célèbres (on veut pas se la ramener mais on en a vu la moitié quand même)

     * Les stûpas de Sânchî, en Inde, dont le plus grand date probablement du règne d'Ashoka, et qui a connu divers remaniements dont le dernier daterait du Ier siècle.

    * Le stûpa du temple de Borobudur, construit au IXe siècle dans le centre de l'île de Java en Indonésie.

    * Le stûpa de Bodnath à Katmandou du XIVe siècle.

    * Le stûpa (chedi) Phra Pathom Chedi à Nakhon Pathom en Thaïlande, le plus haut du monde, avec ses 127 mètres.

    * Le stûpa de la pagode Shwedagon à Rangoon (Birmanie) avec l'or et les pierreries qui le recouvrent.

    * Le Pha That Luang, stûpa de style laotien, monument national à Vientiane (Laos)


La Pagode  shwedagon plus en détails

Le stûpa atteint 98 mètres. Sa base est faite de briques recouvertes de milliers de plaques d'or. Elle est entourée d'une forêt de 64 petits pagodons qui forment une petite enceinte avec 4 temples plus grands situés aux points cardinaux.



 

Sur la flèche se trouve une sorte d'ombrelle, appelée le hti en birman où sont accrochées 1065 clochettes d'or et 420 clochettes d'argent, ainsi qu'une girouette ornée de pierres précieuses. Elle se termine par le seinbu, une petite sphère d'or incrustée de milliers de diamants dont une émeraude de 76 carats (colossal).


La pagode repose sur une plate-forme pavée de marbre de 5.6 hectares, au sommet de la colline de Singuttara, 51 m au-dessus de la ville. Elle domine l'horizon.

Les Birmans viennent de toute la Birmanie en pélerinnage. Certains Birmans n'ayant jamais vu d'escalator épiaient les mouvements magiques de l'escalator, s'y engageant au bout d'une demi heure d'observation méticuleuse. La scène etait si drole. 



Une cérémonie initiatique a la spiritualite, le Shinbyu  pour les petis bouts Birmans

Prix, argent et arnaques

Le lendemain nous prîmes le bus pour le lac Inle, 700 Kms plus au nord. Il y a toujours deux prix concernant les transports et les accès aux lieux touristiques, le prix local, souvent une poussière d'euro et  le prix touriste, quelques gros dollars seule monnaie véritablement valable, la monnaie locale n'ayant pas vocation à sortir du pays. Il n'y a pas de distribueur de billets dans a pays, on doit donc arriver dans le pays avec suffisamment de dollars pour la totalité du séjour. (ce qui empêche tout écart dans votre programme). On a du compter ce que l'on allait dépenser sur 3 semaines, et trouver des dollars à Bangkok. Je vous dit pas la galère pour tout ca, ma banque a même mis ma CB hors service croyant que quelqu un était en train de me truander mon compte en banque. Il a fallut aussi faire du change a Yangon, un très bel épisode a vous conter.


1000 Kyat = 1 US dollars, ici on a fait le change pour 200 USD, je crois que c'est ca qu'on appelle une monnaie de singe, on se trimballait avec des brouettes de billets comme au bon vieux temps du rouble...

Tout le monde fait du change sur le marché de Yangon, c'est la que le change et le meilleur. Au taux de change officiel, un dollars vaut environ 7 Kyat. Dans la rue, un dollars vaut entre 1100 et 1300 Kyats. Cherchez l'erreur... encore un truc obscur de la junte. Bref, on a voulu faire comme tout le monde et faire le change au meilleur taux sur le marché. Un type nous a démarché, on avait lu que s'était safe de faire comme ca. Il nous emmène dans un sombre bureau pas trop loin de la cohue de la rue. Le change était convenu a 1 USD pour 1300 Kyats. Tout allait bien, il nous fille les liasses de billets ci dessus et nous dit de prendre notre temps pour compter. On est plutot en confiance. On compte, on recompte et quand on une partie des billets est comptée on ne sait pas quoi faire du tas de billets, on le mets sous nos cuisses, c'est pas pratique sur la chaise. Alors le type tend la main, je lui file les billets. On continue a compter les liasses qui sont par dix billets. le type a toujours les billets dans sa main devant moi. Pas de danger de se faire avoir, je lui ai pas encore filé mes 200 USD. On fini par etre OK sur le comptage. Il me refile le paquet de billets. Je lui donne mes 200USD et on repart avec notre énorme tas de billets. On arrive a l'hotel. Dans la chambre je décide de recompter la somme par acquis de conscience, il n'y avait que 200 billets de 1000 Kyats là où on aurait dû avoir 260 billets de 1000 Kyats. Le type nous a bien roulé. Par un tour de passe passe digne des meilleurs magiciens, il avait oté 60 billets du tas qu'on était en train de recompter. Fou de rage on s'était fait rouler comme des bleus...

Allez, prochainement la suite de nos aventures Birmanes vers le Lac Inle.

Les Photos
38 Birmanie-Yangon-Mandalay 38 Birmanie-Yangon-Mandalay

Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Myanmar - Birmanie
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Mardi 5 mai 2009
Le 23 Décembre, notre avons pris un vol pour Rangoon au petit matin. Vers 9h30 nous atterrissions sur ce territoire tant rêvé. Voici une rapide description de ce pays

La situation des birmans est préoccupante, ce n'est pas nouveau, mais lisez plutôt ceci

Il faut bien se rendre compte que la situation des Birmans est précaire, la junte accapare tous les pouvoirs et les richesses. Une minuscule Nomenklatura profite du peu de richesses que le pays peut générer. Le reste du peuple, véritablement spolié, subsiste grâce à l'ancestrale agriculture vivrière et la démerde, le marché noir et l'entraide d'une tres forte solidarité familiale.

Le temps s'est arrêté pour notre plus grand bonheur
Ce postulat énoncé, il est aisé de comprendre que le temps s'est arrêté quand les anglais ont quitté le navire. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les sujets de la reine d'Angleterre se sont retirés, et ont laissé un certain nombre de structures et d'infrastructures parfaitement inchangées en 2008, si ce n'est de part leur délabrement.
Yangoon et Bangkok, au sortir de la seconde guerre mondiale étaient en tout point comparable (taille, infrastructures, niveau de vie des gens, etc) En 2008, Bangkok est devenue une capitale abritant ses 10 millions d'habitants, son métro, ses autoroutes surélevées, sa richesse, ses voitures neuves, son aéroport international incontournable dans toute l'asie du sud est, et j'en passe. Yangoon est resté une petite ville de quelques 4 millions d'habitants, aux structures datant des anglais, subissant les coupures d'électricité quotidiennes et voyant ses ministères en état avancé de décrépitude (on a vu les ministères suivant : éducation, ressources humaine, et affaires étrangères) Ceux ci sont à l'abandon. Un type éreinté surveillant la porte d'entrée ou personne ne rentre ni ne sort. Murs troués, carreaux cassés, inactivité, cela en dit long sur l'intérêt que porte le gouvernement à son peuple. Yangoon a le plus grand nombre d'édifices coloniaux de toute ville de l'Asie du Sud-Est.
Les campagnes sont magnifiques, travaillees avec des techniques qu'on a oublies, mais on vous racontera tout ca plus tard en detail.

Les Birmans

On a pas vu pour autant une population creuver de faim car ce pays bénéficie de plaines fertiles qui n'ont rien à envier à notre Beauce. La nature est, pour la plupart des régions peuplées, assez généreuses. Les Birmans sont juste maintenus à l'état de nature, pas éduqué, ou de moins en moins, on nous disait qu'il fermait même les écoles élémentaires. A noter que ce peuple est tres accueillant et qu'il adore entrer en contact avec le monde exterieur dont ils ne savent pas grand chose. De notre point de vue de visiteur, chaque fois qu'on parlait de ce peuple ca nous faisait froid dans le dos. Mais toute la misere decrite dans cet article n'est pas vraiment visible et ils ne parlent pas de tout ca.

Spiritualité et Police Politique (est ce bien conciliable ?)
La liberté de cultes est maintenue, il ne leur reste que ça. Les moines en sont d'ailleurs parfaitement conscients. C'est la seule autorité spirituelle du pays qui potentiellement pourrait avoir un ascendant subversif (aux yeux de la junte) Ce n'est pas pour rien que la junte a fait tirer sur les moines qui ont essayé d'engager une révolution en décembre 2006. Chaque jeune Birman bouddhiste (89% de la population) doit être novice pendant plus ou moins un an dans un monastère sous le chaperonage des moines afin de leur faire leur éducation religieuse et...plus si affinité. Conscient des dérives possibles, la junte surveille tout cela de très prêt. A priori, il y a une police secrète puissante comme la stasi à son époque (peut être pas avec les mêmes moyens heureusement (je vous renvoi à l'excellent film '' la vie des autres''  sur les agissements de la STASI en allemagne de l'est dans les années 70). Un vaste réseau de renseignement contraint à la prudence et à la soumission le peuple Birman.
Quand ca dérape, on tire à bout portant sur les moines boudhistes marchant pacifiquement pour protester et le pays retombe dans son obscurantisme pour les dix années qui suivent. Dans cette ambiance, il est donc impossible de parler de politique avec les locaux de peur de représailles pour eux même ou pour leur famille. En tant que visiteur, s'en est même malsain, car sur de simples questions de notre point de vue naïves, une simple réponse peut faire inquiéter gravement votre interlocuteur. 

La vie humaine ne vaut pas grand chose
Il s'agit du dernier pays au monde ou Amnestie international a constaté des situation d'esclavages qui prennent la forme de « travaux d'intérêts public » imposés à des minorités opprimées par la junte. Pour plus d'info, cliquez
ici

Le
cyclone Nargis
Il a frappé la Birmanie le 2 mai 2008, faisant officiellement plus de 138000 morts et disparus (84537 morts et 53836 disparus).

Les prévisions originales de la trajectoire faisaient passer le cyclone par le Bangladesh. Ce pays a un système d’alertes cycloniques et d’abris paracycloniques assez développé à la suite de désastres antérieurs. Après le changement de trajectoire vers l'est, deux jours avant que Nargis n’atteigne la Birmanie, le service météorologique indien (IMD) a prévenu du point d'impact et de la gravité du cyclone à la fois les agences birmanes et l'Organisation météorologique mondiale. L'agence birmane de météorologie n'a envoyé ni accusé de réception ni réponse. Elle avait envoyé à la Birmanie un premier bulletin dès la formation du cyclone dès le 26 avril. L'Agence de l'ONU pour la prévention des catastrophes (SIPC/ISDR) a déploré l'absence d'alerte précoce en Birmanie. Selon Avaaz.org, une organisation de pression pour les droits humains, la junte birmane n'a ni prévenu ni évacué la population à temps et a coupé les communications.

Catastrophe humanitaire sans précédent dans ce pays dont les dirigeants n'ont pas voulu de l'aide internationale d'urgence. En plus des décès directs, la situation sanitaire désastreuse a généré des milliers de décès supplémentaires. Les dirigeants n'ont accepté d'aide internationale que beaucoup plus tard après l'urgence et sous condition que tout passe préalablement par eux. En 2008, pour un esprit occidental, sans rentrer dans le débat de l'ingérence parfois nécessaire, c'est parfaitement ignoble ! la vie humaine n'a pas plus de valeur que la vie d'un cheval de trait ou d'une vache à viande. Pour plus d'info, cliquez ici.

Propaganda

La partie visible de l'emprise de la junte, c'est la presse. Totalement verrouillée et son contenu n'est que propagande sur les bienfaits de la gestion des besoins humanitaires, de l'éducation et des infrastructures, etc. Même la presse anglophone est pourrie. Le time de Yangoon est un misérable ramassis de propagande, privilégiant une étrange lecture de l'actualité internationale sur l'actualité birmane. Il n'y a d'ailleurs pas d'actualité birmane.

Tous les pays limitrophes ont leurs lots de camps de réfugiés ne sachant bien évidemment qu'en faire. Voyez comment la France a géré le camps de réfugié à Calais, et imaginez comment un pays sous développé peut gérer ses dramatiques situations (Bengladesh, Tahilande, Chine, Laos). La thailande à dernièrement commis des crimes irréparables à l'endroit de réfugiés fraichement débarqués d'une barge de fortune sur une île au nord de la Thailande. Ces boat-people ont été remisé dans la barge et traînés en pleine mer, puis abandonnés par l'armée Thai. (lien article CNN). Bien sûr, le gouvernement se débine, arguant qu'il n'était pas encore au pouvoir en décembre 2008. Les quelques rescapés de la barges ont été retrouvés, après enquète des journalistes d'investigation de CNN en Indonésie !


Tourisme & Intérets de la junte
En 1996, la Junte a decide pour notre bonheur de s'ouvrir au Tourisme. Les visites sont cantonnés à ne visiter que les zones autorisées, ouvertes aux visiteurs étrangers. Certaines zones sont accessibles avec un permis dont l'obtention peut être aisée et pas cher ou carrément hors de prix et impossible à obtenir. D'autres encore sont simplement interdites. Cela va de paire souvent avec les intérêts de la junte. Plus les régions sont concernées par la production de pavot, moins on peut y rentrer. Même pour un Birman, entrer dans une région interdite sans autorisation signifie se faire tirer dessus car personne ne vous connaît. Il y a aussi des régions pas forcément liées à des cultures illicites aux yeux de la communauté internationale mais ou perdure l'esclavage qui restent de ce fait parfaitement hermétiques.
 

La junte et l'argent du tourisme 

Il y a encore quelques années, la junte obligeait chaque touristes a échanger l'équivalent de 200 dollars en une monnaie spéciale, le FEC (foreign exchange currency). Rappelez vous du système de collier du club med. Les perles du colliers achetées en Euro n'ont de valeur marchande que dans l'enceinte du club et bien entendu se dirigent exclusivement dans les caisses du club, la boucle est bouclée. Et bien imaginez cette devise échangée n'étant valable qu'à l'échelle de la Birmanie. En entrant dans le pays, vous versiez de facto 200 US $ dans les poches des quelques généraux de la junte, dans le but de construire villas avec piscine ou d'être bu par la jeunesse dorée complètement débauchée de Yangoon (leurs enfants qui s'empresseront de reproduire le système). En 2009, le FEC n'est plus, mais selon sa façon de voyager dans le pays (la junte privilégie de loin un tourisme de luxe type 4 étoiles) vous reversez un peu de votre argent à la junte. Sur notre séjour, nous avons sûrement versé quelques 160 euros à ceux çi, On a bien entendu évité les hotels et restaurants d'état, en privilégiant les affaires tenues par des locaux, mais qui sait comment marche exactement le système ?


 

Dans ces cas là me direz vous, pourquoi visitez ce pays ?

Dans un premier temps, parfaitement égoistement, comme exprimé plus haut, le temps s'est arrêté, voire même le developpement du pays a reculé depuis le départ des anglais. Ce qui fait que le pays renferme des paysages magique, introuvable ailleurs, l'authenticite que l'on recherche quand on est routard au long court...

Ensuite pour voir et en parler, colporter l'horreur que subissent les Birmans, pour que cela se sache. En lisant ceci vous en êtes maintenant conscient et un minimum sensibilisé.

Et puis pour tout ce qu'on va vous raconter par la suite, là bas l'horreur du régime et aussi forte que la beauté du pays et du peuple birman.

A bientot pour la suite...

Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Myanmar - Birmanie
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Jeudi 30 avril 2009
Je n'ai toujours pas écrit la suite de la Birmanie, désolé je faisais de la peinture. En retrouvant mon téléphone portable, j'ai retrouvé par la même occas une vidéo filmée lors de la soirée de départ en avril 2008. Très drôle et si bien filmée...



Promis demain je m'y met.
Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Départ
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Vendredi 17 avril 2009


Tout excité de notre retour en France, on a sauté dans notre avion pour la france.
Vers 21h nous avons débarqué à l'aéroport et devinez ce qu'on a vu :



Génial, un comité d'accueil géant nous attendait !
Ils ont entonné un magnifique "Greg et So en sac à dos" juste derrière la douane.

Alors on a pris l'apéro, Solenn et moi avons renoué avec la bonne gastronomie Francaise, celle qui nous avait le plus manquée (Baguette, fromage, saucisson et patés bien sûr), ensuite on a été boire un verre à Pigalle.





Mémorable, merci à tous ceux qui se sont déplacé pour nous accueillir.
Y a même Didier (le frère du papa de Solenn) qui a filmé l'évènement on mettra la vidéo en ligne dès que possible.

En Attendant, quelques photos 40-Retour 40-Retour

PS: Loic, le frère de Solenn nous avait promis de venir nous chercher à l'aéroport le jour de notre retour. C'est Ines, sa fille de 6 ans qui a fabriqué la banderolle. Bravo et mille Mercis.

Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Retour
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Mercredi 15 avril 2009

...

J-1

Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Retour
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Mercredi 15 avril 2009
Grande nouvelle

Solenn est tante pour la seconde fois: Le fils de Loic (le frère) et de Laetitia (La belle soeur) est né :


Arthur est né le 07 Avril à 16h40 (3,450kg pour 52cm).



Solenn n'en revient toujours pas...

On le connait pas encore mais c'est le premier qu'on va voir à notre retour...
Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Retour
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Mercredi 18 mars 2009

Pai


Une offre touristique a en perdre son latin, pas un probleme pour Ben, il a pris Bas Nornand deuxieme langue


On a débarqué dans le sanctuaire du tourisme Thailandais. C'est au milieu de petites montagnes et d'une nature très belle et très vierge. Mais ça c'est pas important, les Thais viennent là pour une seule et unique raison. C'est là qu'a été tournée une série TV devenu aussi culte que « Plus belle la vie ». Toute la Thailande vient à Pai pour voir le restaurant où les scènes cultes ont été tournées. Voilà. Nous on a décidé de faire du Rafting pendant trois jours, mais c'est juste parce qu'on avait pas vu la série !

La première nuit on a eu un peu froid car à 1200m ça caille en Décembre. La ville est très animée et plutôt agréable. Il y a des bars design, toute sorte de restos, des cafés Internet, des loueurs de scooter, etc. C'est fait pour les vacances quoi. On est tombé en plein rendez vous motard. Plein de petits Thai sur des gros cubes débridés... Les motos, pas les Thai!


Greg sur un Gros cube...


Mésaventure culinaire

Au matin du premier jour, nous primes un petit dej dans un resto d'aspect honorable et digne que l'on pose notre noble séant sur ses sièges design en rotin. Tout se passait très bien avant que je croque à pleine dent ma tartine de beurre. J'ai frôlé la mort. Quand je dis frôlé, ce n'est pas de la littérature, avez vous déjà eu en bouche du beurre rance, pourri, passé. Ca à le goût de la mort, je n'avais jamais ressenti ça auparavant. Une envie de vomir m'a assailli, un goût atroce de cadavre décomposé s'est installé durablement sur mon palais. J'ai mis des heures à m'en remettre. Les serveurs à peine désolé de servir de la nourriture avariée au dernier degré m'ont nonchalamment changé mes tartines. La révolte à tremblé, à côté le blocus de l'aéroport était une broutille. La serveuse s'est retrouvée découpée avec le couteau qui avait servit à étaler le cadavre en décomposition qui avait pris ses quartiers dans mon palais. Le sang giclait, les murs seraient à jamais souillés de ce beurre rance que l'on m'avait servit...

 

On avait ensuite décidé de s'éloigner de la cohue de la ville pour s'isoler un peu. On a loué notre scoot, et on a déménagé à un ou deux kms du centre dans des Bungalows donnant sur une splendide vallée. On a ensuite booké notre expédition de trois jours en Rafting. Ben s'est essayé à la conduite de scooter, y a pas eu de morts, juste deux ou trois embardées sans gravité. Si seulement il avait pu empaler la serveuse de tartines !

 

L hotel "Natural Mystick"


Le hasard fait qu a l heure ou je vous ecris de Louxor en Egypte, on dort dans un hotel qui s appelle le Bob Marley Hotel...


La journée se passe, on glande, fatigués des précédents transferts que nous avons fait depuis que l'on a quitté notre île du sud. On se dit que nos bugalows sur pilotis sont trop cools. Le soir en partant dîner en ville, on croise le rasta Italien qui nous a loué les bungalows et qui nous dit entre deux rapides politesses que ce soir il y a une petite fête et qu'on y est cordialement convié bien entendu. On répond poliment qu'on verra et on enfourche nos scoots pour foncer sur la ville. On mange, check Internet.

On rentre à l'hôtel. Là, vacarme, bruit, pollution, ignominie sonore. Des enceintes d'exterieur crachent un venin barbare et répétitif. Un flagrant manque de clairvoyance de nos cerveaux ce matin en prenant les chambres s'esquissa. L'Italien sympa aux dreadloks et aux petits yeux, c'était un teufeur. On avait pas fait attention, mais toute la clientèle était comme lui! La techno garage à fond allait nous creuser les tympans durant un long moment.

Au bout de quelques temps, excédé, je vais voir le type et lui demande combien de temps son « mix » va durer. Derrière ses platines, on l'avait déjà perdu, obligé de le secouer car le légume ne comprenait déjà plus rien à 22h, - rapport à ce qu'il s'était déjà mis dans l'cornet -

Il me dévisage, se rappelle sûrement de moi, impossible à dire car son manque d'expression était au moins relatif aux substances absorbées. Dans son plus bel anglais de rasta débarqué de Kingston il me déclare que « généralement ça dure jusque vers 6h du mat mais que là au vu du petit nombre d'adepte ce soir, ça allait durer sûrement jusqu'à 4h. Voilà, c'était fait, c'était dit, adieu sommeil réparateur. L'étron mixant m'avait achevé. La belle vallée à l'écart de la  cohue touristique s'était transformée en un vulgaire champs destiné à creuver les tympans de jeunes gens bien sous tout rapport ayant juste la fâcheuse habitude de se défoncer aux acides alors qu'il sont dans de magnifique montagnes.

Boule quies, résignation, voire même soumission et une fois le sommeil trouvé au détour du dix millionnième éléphant sautant la barrière, j ai révé du meurtre d'un Dj's déguisé en cremière. Allez comprendre ! (pour ceux qu on pas compris reprenez attentivement la lecture de tout l article)



Reprenons les 2 premiere phrases de la chanson de Bob Marley "Natural Mystic"


"Theres a natural mystic blowing through the air; If you listen carefully now you will hear."


Nous on a plutot entendu des boum boum exploser dans les airs sans avoir a tendre l oreille, ironie du sort...

 

 

Le Rafting


L equipe de choc : Greg, Solenn, Ben, Marie et Marlouze



Quelle est la contrepèterie du « Pont de la rivière Kwai » ?

 

Indice

Le lendemain du cauchemar, nous étions frais et dispos pour faire une descente de 2 jours en rafting. Le tronçon effectué part un peu au sud de Pai pour rallier Mae hong song sur la rivière nommée : Pai.

 

Solution

Il s'agit du « con de la riviere Pai» et plus précisément de Ben bien sûr.


Le Con de la riviere Pai

 

Je la refait

« Pont de la rivière Kwai »,

« Con de la riviere Pai»

Magnifique non? bien sûr Ben a la paternité d'une telle perle. Autodérision oblige, d'aucun préciseront clairvoyance, mais c'est pas moi qui l'ai dit... 

 

Rencontre

C'est au rafting qu'on a fait connaissance de la dream-team « Pad Thai Adventures ».

Je vous avais promis de vous parler du pad thai. Déjà ça sonne bien (dîtes le à haute voie en prenant un accent asiat vous verrez). Il s'agit d'un des plats national le plus accessible aux touristes car pas trop épicé et pas trop éloigné des goûts qu'un petit blanc peut apprécier. Il s'agit de nouilles de riz sautées avec des légumes frais saupoudrées de cacahouètes auxquelles on ajoute une cuillère de sucre et de vinaigre local avec ce qu'il faut de piment. Tout simplement délicieux, on vous en fera au retour.

 

Bref la team Pad thai se compose de Julien et de Marie (prononcer Meurrraille à l'américaine) Un motard et une déjantée (j parle pas de la moto !)

On a partagé le trip de rafting avec eux, et une hollandaise nommée ... Marlouze (le célèbre diminutif hollandais du encore plus usité prénom français Marie Louise) ainsi que deux mono de raft tarés, voire même avec quelques cases en moins. Le français qui tenait l'agence de raft nous avait promis de mettre ses meilleurs hommes sur le coup. On a été servi, merci Guy !


L adresse de Guy pour les aventuriers descendus a Pai http://www.thairafting.com/about-us/index.html


 

AMBIANCE

 

Ca a commencé par un long debrief avec Guy dans un franglais parfait pour que notre amie Marlouze comprenne un peu ce qui allait lui arriver. Après des explications brillantes, Ben et Solenn ont commencé à tourner de l'oeuil, aucun rapport avec le briefing de Guy, mais plutôt un rapport avec la Pizza de la veille ou à la « para Typhoïde » dont Guy nous a vanté les mérites à la vue de nos deux acolytes verdoyants. Bref, selon lui la ville entière l'avait chopé et "cétait dans l'air "comme on dit. Solenn et Ben ont alors avalé la mixture locale, remède miracle destiné aux chevaux de trait Thai pour lutter contre la fameuse « para Typhoïde ». Faut dire que la médecine avant gardiste est un domaine vachement mis en avant par la communauté scientifique de Pai (y a un véto et un marabout  dans la zone...) On rigole bien sûr, ne me taxez pas de petit présomptueux raciste, c'est de l'humour. Quoi que je pense qu'il n'y ai aucun pays que nous avons visité (à part le japon et l'australie) où j'aurai aimé me retrouver à l'hosto !

 

Revenons à nos moutons, on monte donc dans le pickup qui doit nous mener à la rivière. On fait le plein et Ben fait le vide, il vomit son pancake. Solenn ne mettra que quelques minutes à le suivre dans l'évacuation salvatrice du pancake. Elle finira la descente avec une belle turista. On s'installe dans les rafts, un grand de 4 personnes et un second avec 3 personnes. La journée se passe très bien, le long de cette magnifique rivière. Ca me rappelait notre descente en Amazonie quelques mois plus tôt en Bolivie . Entre deux rapides, on a même fait du toboggan dans une petite chute d'eau générée par la rencontre entre la rivière Pai et un de ses petit affluent. On a fait des batailles d'eau, on s'est foutu à l'eau, faut dire que le « con de la rivière Pai » n était pas étranger à l'ambiance. Moi je commençais légèrement à avoir la nausée. Aucun rapport je pense avec le fait que Marlouze ait essayé de nous apprendre des chants de noël en Hollandais (je confirme que cette langue est définitivement imprononçable). C'est que cela secoue le raft dans les rapides.

Pas loupé, après s'être essayé à la pêche (on a rien pris), le dernier coup de pagaie de la journée m'a été fatal. J'ai vomi à mon tour lamentablement sur la berge. La boucle était bouclée, le team spirit à son comble, magie de l'alchimie.

On a diné et on s'est couché. Moi j'étais pas bien, grelottant et subissant la fameuse « para Typhoïde ». Pas fier. 




Solenn aime l eau, les bulles et les remous




Le lendemain on a repris les rafts dans un ordre différent,on a eu pas mal de beaux rapides. et puis la chute.


Tout le monde à l'eau à cause de la force d'un rapide. On a pas compris grand chose, c'est toujours impressionnant et éprouvant. Il faut alors garder le raft à flot, récupérer les bocaux étanches où l'on entassent tout le matériel de l'expé, les pagaies, la canne à pêche, les tongs de Ben, etc.


Parfois c'était trop lent alors on s'abordait entre nous pour nous mettre à l'eau, belle déconnade vivifiante. A la fin on était vraiment crevé, deux jours dans l'eau froide et une « para Typhoïde » ça fatigue.


 

Apres le Raft...

On a pas quitté la team Pad Thai pour autant. On a pérégriné les jours suivant avec eux. Visite de la campagne environnante de Pai en 2 roues, baignade dans des bains de source chaude naturelle et ballade à dos d'éléphant.  


Je ne reconnait plus personne en Massey Fergusson...



Le soir nous étions dans les montagnes environnentes de Pai chez « Raph la pétanque ». Au programme pétanque ricard,  « Raph la pétanque » est un gars qui passe une partie de l'année à se prélasser dans sa retraite thailandaise (restau-bar-terrain de pétanque) avec sa femme Thai. On a donc fait notre Pétanque passionnée qui s'est soldée par un dîner et une bonne discussion sur les Thais.


 

Quelques grosses tendances se sont dégagées, permettant de mieux comprendre les Thais et de mieux les appréhender ( c'est une façon polie de dire d'arrêter de péter les plombs quand on comprend pas leurs réactions nonchalantes face à nos énormes problèmes de touristes).


Ca fait un peu recit de vacances tout ca non ?

 

Par exemple, les Thais vivent au jour le jour, et la journée sera belle si la nourriture est abondante. La projection dans le futur a plus de 48h est inimaginable pour un Thai. Pas de projets concret sur plusieurs années, ETC. Autre exemple, à bangkok, la fréquentation des magasins est directement liée à la paye, le magasins sont bondés la semaine suivante et vide les trois autres semaines. Il y a donc très souvent plus de vendeurs que de clients dans les magasins. Il y a une multitude de trucs amusant comme ça qui montre à quel point ce peuple peut être surprenant.

 

Mais revenons à nos moutons,

Apres toutes ces aventures, on a repris un minibus pour Chang Mai. Le lendemain on prenait un train de nuit pour Bangkok...



On s'était promis de se revoir avec Pad Thai vers le Cambodge si le planning collait, malheureusement ce dernier en a décidé autrement et nous étions à Angkor quelques semaines plus tôt que prévu. On vous embrasse les Pad Thai (Marie & Julien)

Les Photos 35 Thailande Pai Rafting 35 Thailande Pai Rafting


Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Thailande
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Mercredi 11 mars 2009

Le pont de la rivière Kwaï



Après avoir traversé tout le pays en train de nuit, on est arrivé à quelques km au nord ouest de Bangkok. On a évité la grande ville car le pays à ce moment là était en proie à une prise d'otage gigantesque à l'aéroport de la capitale.





Evènements politiques

Les partisans de l'opposition au pouvoir en place avaient décidé de faire tomber ce dernier et de précipiter des élections plus « régulières ». Apparemment, la Thailande est ce qu'on appelle une démocratie d'opérette. C'est à dire que les têtes valses régulièrement pour que la tête du pouvoir se «régénère». Coup d'état, prise d'aéroport, de ce qu'on a pu entendre, cela ne sert qu'à impressionner les médias occidentaux inquiets pour leur ressortissants, les Thais s'en tapent.



Le Blocus de l'aéroport

L'aéroport de Bangkok, c'est le Hub de l'asie du sud est. Obligé d'y converger avant d'atteindre les pays voisins. C'est 700 vols par jour qui y décollent et y attérissent. Rien à envier à un aéroport international européen. Bref, en une semaine de blocus près de 300 000 personnes n'avaient pas pu prendre leur vol. Nous on sirotait tranquille nos jus de mangue sur les îles au plus fort du conflit.


Ajoutons au cocktail deux trois émeutes dans la capitale et un gouvernement véreux destitué sur décision accélérée de la court suprême avec la plupart de ses membres inéligibles pendant de longues années. Ceux ci étaient accusés de fraude électorale massive, et leur leader était déjà en éxil en Grande-Bretagne car accusé de corruption et de conflit d'intérêt pire que Berlusconi et Sarko réunit Pour la faire courte, le type a été élu en payant les paysans ignares pour obtenir des voix et après son élection au pouvoir suprême il a racheté les TV la presse et la téléphonie mobile. Il a dû passer de millionnaire à milliardaire dans le même temps.




Intermède,
Un mot sur nos amis Thai


A part ceux qui prenaient l'aéroport et leurs opposants à Bangkok, en Thailande tout le monde s'en foutait, la vie suivait son cours normal. La Thailande quoi. Ils sont si détendus, presque en dilettante. Nous, sur le coup on savait pas trop quoi penser mais on s'est vite pris dans la vague thailandaise du « j'm'en fou c'est juste le problème de l'élite qui se bat pour un pouvoir dont je n'ai cure du moment que le roi va bien et que je mange correctement ».



Le Roi

Le roi c'est un vieux type de 80 ans qui est fan de photo. Pendant qu'on était dans la ville du pont de la rivière Kwai, c'était le moment de l'anniversaire du Roi en pleine prise de force de l'aéroport, et bien le cher roi n'a pas pipé mot sur le sujet, il a juste béni ces fidèles enfants dans un style Jean Paul II à la fin de son règne. Le roi en Thailande à quelque chose d'irréel. Il est adulé par les Thai, et ceux ci s'en soucient comme de leurs propre père. En Thaïlande, par défaut, les terres appartiennent au roi, sauf celles pour lesquels les propriétaires on fait faire des papiers officiels. La couronne est la couronne la plus riche du monde, surprenant non ?





Propaganda ou amour transi ?

Il y a des photos du roi partout et des panneaux lumineux souhaitent longue vie au roi au sommet des grattes ciel de Bangkok. Ce qui est drôle c'est que les photos du roi sont rarement flatteuses ou bien réalisées, s'ajoute à celà que le type est assez ingrat. Je me souviens d'une des photos affichée partout en 4 par 3 où on le voit avec son appareil photo à la main et en sueur avec la goutte au nez, tellement royal comme pose ! Voilà j'arrête là les flatteuses descriptions de sa majesté car si un de ces enfants (un Thai quoi) lit le français je vais me retrouver en procès pour diffamation devant la court suprême Thai.

Le bruit court qu'il paraîtrait à ce qu'il paraît qu'un Suisse a eu de très gros ennuis après avoir dessiné des moustaches sur une photo de son altesse sérénissime. Info ou intox, celui qui colportait le ragot que je vous sert ici même n'a pas pris la peine de me le préciser!


Re-le pont de la riviere kwai parce qu'il faut en parler quand même

Bon le pont de la rivière kwai c'est un pont qui passe au dessus d'une rivière nommée K-wai par les créateurs des cirés du même nom (je déconne). Aucun intérêt à déclarer, son et lumière à la hauteur de l'endroit (bof) mais on a quand même eu la chance de le voir car il n'est joué qu'à cette période de l'année. Rappelons juste que le pont a été construit en un temps record par les prisonniers de guerres de l'armée Japonnaise pendant la seconde guerre mondiale. Dans le but de créer leur zone de coprospérité (voir mes articles précédents sur le Japon), les Japonais voulurent créer une voie ferroviaire stratégique reliant la Birmanie à l'ex-Indochine. Histoire très chargée émotionnellement car il y a eu des milliers de morts durant la construction (des thais et des prisonniers de guerre de l'axe anglais principalement) et de plus c'est un des rares souvenirs qu'ont les Thais d'une domination étrangère. La seconde guerre mondiale a fait des ravages vraiment partout (ça me paraît être une des explications de l'emploi du qualificatif mondial, brillant !)




Anécdotes

A Kwai, on a dormi sur un hotel flottant, c'est une ville plutôt endormie, avec des boites de nuit et des restaurants pour accueillir le week end la jeunesse hupée de Bangkok.

On a été pris en stop par une moto side-car transportant un Thai et une plante verte, Ben Solenn et moi ça a donc donné 4 mecs et 2 plantes vertes Harff elle est bonne.

On a mangé de l'ananas rincé à l'eau de mer, pas bon voire même bizarre.

On a vu un musée retraçant l'histoire du pont, inintéressant et miteux. En face il y avait un temple bouddhique moderne avec des dizaines de petits bonzes à l'école spirituelle. Marrant tous ces petits crânes rasés en robe orange en train de regarder une vidéo éducative. Ils avaient l'air si sage.

On a dormi sur l'eau et on a pris un bus le lendemain pour Ayuthaya. Le bus était de la même génération que le roi je pense. Jamais vu aussi « vintage ». Le parquet était en bois patiné, grinçant, pris dans la ferraille qui tenait lieu de carlingue au bahut tremblant. Un bruit d'avion à 40 KM/H max et des freins juste pour la déco. Le tout conduit en main de maître par Marcel (y a que lui qui pouvait mouvoir son étron ca c'est sûr!) avec madame qui l'assistait dans la vente des tickets. Un couple vraisemblablement heureux d'avoir acheté la bouse quarante ans auparavent et de sévir encore en 2008 sur la ligne Kwai / Ayuthaya !



Ayuthaya


Arrivé sourd mais à bon port (heureusement la route est droite), on a ensuite pris un Rickshaw arnaque (pléonasme) pour faire 200m jusqu'à l'hôtel. Ayuthaya est un site classé au patrimoine mondial de l'Unesco. C'est assez surprenant, tout les temples sont dans l'enceinte de la ville, qui a sûrement dû être énorme. Les Stupas et les temples sont en briques et trônent sur la pelouse. On a un peu l'impression d'être dans des ruines romaines. C'est assez majestueux et il y en a des dizaines. On a loué un vélo pour faire le tour de la ville. On a réussi à faire faire du vélo à Ben un miracle ! Bon il faut avouer qu'il n'y avait ni montés ni descentes que du grand plat ! D'ailleurs pour se consoler de son malheur il s'est offert un magnum qu'il a payé l'équivalent de ce que l'on venait de s'acquitter pour déjeuner tous les trois, boisson comprises.





Digressions sur le mal du pays

J'en profite pour disserter une fois de plus : Il y a plusieurs façon de voyager, essayer coûte que coûte de ne rien changer à ses habitudes (et là on s'aperçoit que les Thai et les autres d'ailleurs ont bien compris que les occidentaux sont prêt à payer une fortune leur Nutella ou leur pizza) ou bien manger et consommer local. Eh là c'est pas cher, c'est frais et c'est bon. Nous certaines fois on craque alors on achète notre nuttela au prix fort...A ce moment là, Ben n'a pas pu résister à ce petit plaisir occidental. On est toujours tellement content de retrouver un petit bout du pays dans une pâle imitation de croissant pur beurre rance. C'est un des grands drames des expats aussi. Comment trouver une côte de boeuf digne de ce nom à Pékin ou un morceau de Roquefort à Rio à moins de 80 euros le Kg?



Retour à notre histoire

Comme je vous l'ai dit plus haut, la période était à l'anniversaire du Roi, jour férié bien sûr et fête populaire avec un grand défilé militaire digne de notre 14 juillet. On s'est retrouvé dans une jolie fête avec hommage à sa majesté, danses et musique du folklore local et surtout gastronomie de rue.



Re digression sur la cuisine de la rue

En Thailande, personne ne mange chez soi. Il y a comme en Indonésie autant de monde qui fait la cuisine que de gens qui mangent. Partout des milliers de stands mobiles adossés à une mobylette pour y faire de brochettes de poulet, des pad Thai (on y reviendra) du riz cuit dans du lait de coco emmitouflé dans une feuille de bananier, bref, toutes les spécialités locales sucrées ou salées. C'est toujours très bon et très frais, on a jamais été malade.





Re-Retour à notre histoire

Le lendemain on a lutté. Levés à 6h du mat pour prendre le premier bus pour Sukhothai. Les thais ne voulaient pas nous vendre des places pour des bus « non touristique ». Une honte, on a tout essayé, trains bondés, pas d'autres bus, l'opacité habituelle des Thais quand à leurs transports. Excédés (surtout moi, Solenn étant fataliste dans ces cas là et Ben visiblement pas encore entamé nerveusement par ce genre de galère quand on voyage de cette façon là). On est finalement parti vers 11h (4 heures seulement après le bus que nous devions prendre !) Vous verrez, on a galéré bien plus en Inde où on a pris un train dernièrement qui est arrivé avec juste 9h de retard, pour un retard cumulé de 14h au final.



Sukhothai


On s'est trouvé là bas une auberge fort agréable. Le patron Thai avait une photo de lui derrière notre dame de Paris et parlait un français honorable. Le soir, il nous dît, « vous savez j'ai du vin thai pas mal ! », et là Ben de répondre du tac o tac « ça tombe bien j'ai des aphtes ». On a ri, on a ri, on est tombé du lit !

Le vin finalement n'était pas mauvais. Le site touristique est dans le même esprit que le précédent la différence étant que la vieille ville n'est pas confondue avec la ville nouvelle. Le site est isolé dans la campagne, pas mal du tout, une succession de magnifiques temples en ruine ou pas. En bon français et parce que ça nous amusait, on a resquillé certaines entrées de site. On a aussi circulé en vélo. On a ensuite pris un bus sans histoire (eh oui ça arrive en Thailande) vers Chang Mai, la ville du nord de la Thailande.




Réflexions démographiques amusantes (s'il en est !)

La Thailande à des proportions assez comparables à la France, quelques 60 millions d'habitants pour 340 millions de Km2. La capitale rassemblant plus d'un 6ème de la population. La richesse est très majoritairement localisée dans la capitale. La différence est qu'à part Bangkok, il n'y a pas de grande ville, Chang Mai ne fait que quelque centaine de milliers d'habitants. La comparaison s'arrête là.


Chang Mai


Touristiquement parlant, tout se passe à Chang Mai ! Artisanat, folklore, musique, nature, etc. Tous périples touristique en Thailande passent par là. Le marché de nuit est énorme, et je ne parle pas du « sunday market » où le centre est carrément envahi de stand de toutes sortes. Achat d'artisanat local et bouffe dans la rue en perspective. Sympa, mais vraiment énorme, la braderie de Lille à côté c'est peanuts.


On a fait une séance de photo dans l'hotel pour l'anniversaire de Kaffou. L'hotel malheureusement bruyant et aux lits inconfortables était une magnifique demeure en Tek avec mobilier colonial. Très beau.




La literie en thailande

A noter que c'est la pire de tout notre voyage. Pas un matelas confortable. Ils les rembourrent au polystirène expansé, une horreur ! On a pas d'explications quand à cette pratique barbare. TIT « This is Thailand » (expression employee par les expat quand ils font face a une situation incensee pour un occidental)


De nouveau dans un bus pour aller dans les montagnes environnantes dans une « retraite » ultratouristique et en particulier pour les Thai nommée Pai. 4h c'est suffisant pour perdre la sensibilité de ses fesses et l'ouie. Encore un de ces bus antédiluviens !


Les photos 34 Thailande Anciennes cites royales 34 Thailande Anciennes cites royales


Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Thailande
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Mercredi 4 mars 2009

Ben est un clown.


Lui c est Ben, hero malgre lui du debut de l episode...

Je m'explique (bien qu'il n'y ai pas grand chose à expliquer, il suffit d'avoir croisé l'energumène ne serai ce que 5 minutes).
C'était la veille de prendre notre vol pour la Malaysie, on se réveille et on lit les sms de la nuit (décalage horaire oblige, vous trouvez toujours le moyen de nous envoyer vos news à 4h du mat'). Môssieur avait loupé son avion et n'en reprendrait un que dans 2 jours - Je fulminais - Après un interminable brainstorming stratégique sur comment rejoindre en temps et en heure Môssieur, Môssieur loupe son vol.

Solenn était morte de rire.

Rater un vol pareil, seul Ben en était capable. J'étais énervé par sa désinvolture mais pas étonné ni même emmerdé pour lui (il m'expliqua qu'il ne savait pas qu'un vol international était différent d'un Paris - Ajaccio de base).

Comme on dit dans le Jargon « un plan Promat »(là faut être initié pour la comprendre).

Pas question pour nous de décaler notre vol. On a quitté l'Indonésie en payant une énorme amande parce qu'on est resté un jour de plus qu'autorisé sur le territoire, on a pris notre avion et on a passé le séjour que vous savez (voir article précédent) sur l'île de Penang.

Plan Promat II

Louper son avion n'était pas suffisant, Ben voulu nous faire une surprise. Lui, il croyait qu'on était déjà sur l'île où nous avions rendez vous. Mais nous, on a décidé de profiter du retard de Ben pour visité Penang. La réalité c'est qu'il avait pris son vol le lendemain et non le sur-lendemain comme il nous avait annoncé au tel. Résultat, nous étions encore à Penang quand lui était déjà au rendez vous. 24h en avance pour résumer. C'était ça la surprise, arriver en avance à l'endroit où il pensait que nous serions, magique non?

L'arrivé en Thailande



3 tranferts de bus, un passage de frontière bien long et un driver complètement fou. C'est un des plus fous qu'on a vu. Habituellement, ils conduisent comme des pieds, mais avec des véhicules hors d'âge donc ils n'avancent pas et cela réduit le risque de carnage. Ici notre chauffeur étrennait une fourgonnette Toyota toute neuve (je vous rassure, ça doit être la seule fois qu'on ait pris un véhicule ayant moins de 500 000 km au compteur). Ils fonçait comme un dératé. si bien qu'à chaque virage un peu sec, le véhicule se retrouvait sur la voie de droite (on roule à gauche là bas). L'angoisse totale. Le jour où tous ces pays en voie de modernisation vont avoir accès à des véhicules plus performant, prévoyez des carnages routiers sans précédent, je ne vous parle pas de l'inde où nous sommes actuellement, ce sera l'occasion d'un beau paragraphe sur le sujet...)

Nous sommes donc arrivé à bon port pour retrouver Ben et prendre un dernier bateau pour Koh Lipé. L'asticot (Ben) était là, ce qui était déjà un bon point. Le speed boat nous a propulsé sur l'île, le temps qu'on se raconte les nouvelles comme deux concierges après un mois de vacances estivales au camping des trois flots de la Bourboule. Nos huttes sur la plage nous attendaient. Pas mal du tout.

Belle île, hotel sympa et apéro.

Le PADI OPEN WATER croyez pas qu on fait de la pub, mais ca booste le referencement...

Le but de notre visite sur cette jolie petite île fut de passer notre brevet de plongée sous marine, j'ai nommé le PADI. Trois jours intensifs de boulot. Un bouquin à lire (on a vite compris qu'il ne serai pas nécessaire de se faire c***r à tout lire pour répondre aux tests théoriques quotidiens !) La pratique fut infiniment plus marrante. François fut l'heureux moniteur francophone en charge du passage de notre diplôme. Un prof pour nous trois, ce n'était pas de trop.

La théorie

Premier enseignement : on se rend compte qu'une visite, même éclair chez nos amis les poissons, est carrément contre nature. On a pas de branchis, et nos poumons sont loin de contenir de quoi nous permettre un longue intrusion dans la joyeuse vie aquatique des récifs coralliens. Quand bien même on vous met une bouteille d'air comprimé sur le dos, les contraintes physiologiques sont telles que le sursit que vous avez sous l'eau ne vous permet même pas de faire un scrabble avec une muraine ou une pétanque avec un poisson clown. Selon la profondeur où vous allez évoluer, l'air respiré contient une part plus ou moins importante d'azote. Ce dernier a coutume de se promener dans votre sang. Considérez cet azote comme votre ennemi car en remontant à la surface il va se solidifier sous forme de bulle dans vos veines et vous causer toutes sortes de paralysies, ou autres trucs mortels. C'est pour ça qu'on doit éliminer l'azote de notre sang à la remontée. Dans certain cas faire des palliers, dans d'autres remonter doucement. Enfin, si vous désirez continuez la discussion entamée avec un poisson clown lors de votre première plongée, il vous faut d'abord vous assurer que le taux d'azote présent dans votre sang est suffisamment bas. Sinon il faudra reporter ou raccourcir la durée de votre prochaine plongée. C'est un peu compliqué et critique si vous ne respectez pas les règles.

Le matos

D'abord, il faut précisé que Solenn n'a jamais trouvé de masque qui lui allait, JAMAIS. Il y avait toujours un problème d'étanchéité ou de buée. Pas facile pour elle comme pour nous qui subissions ces plaintes répétées au sujet de son masque. A la fin on la foutait à l'eau pour la faire taire. En rentrant je lui en ferai faire un sur mesure.

La pratique

D'abord il faut s'habituer à une tonne de nouveau matos. Les bouteilles, le gilet gonflabe, les plombs, les détendeurs, etc. Ensuite, il ne faut rien oublier à la théorie (un milliards de trucs indispensables si vous voulez survivre en milieu liquide). Les problèmes moteurs ou les amnésies passagères sont à proscrire. Cette quantité d'information a vocation a se transformer en réflexes au bout de 3 jours. Sous l'eau il y a aussi un langage, certes limité, mais qui permet de se rassurer entre nous. De se dire que ça va bien ou qu'un requin fonce droit sur vous et que c'est dangeureux mais qu'il ne faut pas s'affoler car à 30 m de profondeur, il n'y a de toute façon pas d'issue possible ! Avant la première plongée d'exercice, sur le bateau, François, entre deux blagues vaseuses de Ben s'évertue à nous expliciter un à un les exercices qu'on va devoir effectuer sous 3 mètres d'eau. Pour la faire simple, le but est d'appréhender le matos en situation, d'apprendre à respirer avec les bouteilles et de parer à toutes les situations d'urgence possible sous l'eau.

Moi, deux choses m'angoissaient, comment descend t-on sans s'exploser les tympans, et comment peut on ouvrir les yeux sous l'eau (même dans mon bain, je n'avais jamais ouvert les yeux dans l'eau, jamais une tentative, une sorte de phobie quoi).
Pour Solenn s'était le fait de s'entendre respirer (Claustophobie pathologique avancée) et de se faire piquer par un oursin mortel.
Ben, il avait déjà fait des baptêmes de plongées, donc pas d'appréhension particulière, sinon celle de se rendre compte qu'il avait trop mangé ces dernier temps et qu'il lui fallait pleins de poids pour pas qu'il flotte, lol) => t'as un droit de réponse mais en français et sans insultes ponctuatrices stp...

Grâce à François, on a tous été au delà de nos peurs (sauf Ben qui n'a pas maigri) J'ai quand même été obligé de m'y reprendre à deux fois pour l'exercice d'enlevage de masque sous l'eau, il faut enlever son masque, ouvrir les yeux, ne pas paniquer, remettre le masque et évacuer l'eau de son masque avec son nez. Le pire c'est quand on a eu l'épreuve de nage libre sous l'eau sur 100m sans masque, yeux ouvert. J'ai paniqué, c'était trop, je suffoquais, obligé à deux reprises de revenir à la surface (lors des exercices, nous n'étions qu'à 3 mètres de profondeur). Me voyant stressé, François me refit faire l'exercice quelques temps après, un succès. Ca a été la seule difficulté qu'on a eu, elle venait de moi. D'autant plus qu'ouvrir les yeux dans l'eau ne fait pas mal, mais ne permet pas de voir clairement les poissons clowns qui se foutent de notre gueule. J'avais l'impression d'avoir la vision de Ben sans lentilles ni lunettes avant son opération lol (Pour les anciens qui nous lisent, cette abréviation signifie Lot of Laugh -mort de rire- c'est utilisé par les djeuns dans leurs sms).


L hotel centre de plongee restaurant bar...

Les plongées de « fun dive » (plongées pour le fun et non d'entraînement)
Dès le premier jour on a fait une vrai plongée en profondeur. L'impression d'apesenteur est hallucinante, je ne vous parle pas de a beauté de la vie sous marine, je vous invite juste à faire de la plongée sous les tropique, c'est un but de voyage en soi. Lors de notre stage de plongée, le temps n'était pas top, à quelques jours près et un peu de malchance on a subit un ciel gris et des épisode de pluie, réminiscences de la saisons des pluies du nord ouest de la thailande (on nous a epliqué mais j'ai toujours pas compris). Malgré le temps mauvais en surface, en dessous tout était parfait, on avait froid de retour sur lel bateau. Au bout de trois jours, nous obtenions notre « PADI OPEN WATER » qui nous donne le droit de plonger dans le monde entier maximum à 16m. Pas mal non?

François, notre moniteur était plus fatigué que nous je pense, car Ben et moi réuni, ça fait un cocktail détonnant qui a bizarrement tendance à fatiguer les gens, allez expliquer ça...

On a quitté l'île le surlendemain de l'obtention du PADI, un peu trop vite avec le recul, mais notre avide besoin de découverte nous poussait déjà à reprendre la route.

On a alors pris le speed boat. Je vous ai parlé plus haut du conducteur de bus fou, laissez moi vous parler de l'équipage malade. Le speed boat ne s'inquiète pas de la flambée du cours du pétrole, le speed boat file à 40 noeuds aavec ses 3 moteur de 250 chevaux. Nous on s'était mis à l'avant du bateau quand tout le reste du bateau gardait jalousement son siège à l'arrière. Le bateau de 18m ne prend pas beau coup de monde mais va vite. A peine quitté la rade, le driver part plein gaz, nous on faisait des bons de 75cm à l'avant à se péter les cervicales. On est resté 5 mn à l'avant et on s'est vite réfugié à l'arrière. Les gens étaient prostrés à l'arrière, les enfants affolés et le driver à fond, coupant es gaz à chaque foisi que ca devenait critique. On a oscillé comme ça entre 20 et 40 noeuds jusqu'à ce qu'un des moteurs ait des problèmes d'alimentations d'essence. On s'est demandé si on allait arrivé, une panne dans a mer agité ou un saut du bateau avec reception de travers.

On a fini par arriver, ils sont tarés ces thailandais.

Les photos 33 Thailande---Les-iles 33 Thailande---Les-iles

Pour les photos on a pas ete bon , j ai perdu sous l eau mes photos sous marines, et dans la fievre de l action , on a pas eu l idee de faire des photos de la plongee, du bateau, du beau mono \francois qu on remercie. D ailleurs, a la minute ou j ecris cet episode, je suis en mer rouge en Egypte ou francois a ses habitudes, on va plonger demain, les fonds sont sublimes, surement les plus beau que l on ai vu...on vous tiens au courant.
Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Thailande
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Vendredi 20 février 2009

Georgetown


Contents d'avoir quitté l'Indonesie, on misait pas grand chose sur la Malaysie, sachant qu'on ne faisait qu'y passer en coup de vent pour filer sur Ko Lipé, Thailand. A l 'aéroport, changement de décor, retour à la civilisation après un mis d'Indo. Des voitures modernes, des infrastructures qui fonctionnent, des mecs qui parlent anglais, et même des usines High Tech! Le charmand chauffeur dans son taxi mercedes nous donne plein de renseignements honnêtes et désintérressés. On a pas compris, après un mois de jungle, à ne faire confiance à personne, on se construit vite une carapace pour absorber tout les « hello tuktuk, taxi, look inside cheap price, morning price for you my friend, wants some majijuana, looking for something, where are you from, where you go, et j'en passe. Certains jour, on nous demande 35 fois comment on s'appelle et d'où on vient, c'est carrément l'angoisse. Je m'égare sur les problèmes du touriste dans des pays...disons peu développé. N'empêche qu 'en Inde c'est parfois pire que l'Indo.




La nourriture dans la rue est fameuse, ici, petites crêpe à la coco. Truc de dingue.


Bref, la Malaysie, on a dormi dans un hotel recommandé par le chauffeur de taxi. On s'est réveillé dans une ville géniale. Des hollandais, des Portugais avant eux, dea anglais, des chinois, des Indiens et des malais. Voilà pour le mélange. Cette ville est un comptoir marchand depuis le xxXxeme siècle (je sais plus mais ça a commencé avec les Portuguais au 17e siècle). C'est super joli, on a vu dans un tout petit périmètre l'église anglicane Blanche comme celle qu'on trouve au fin fond de l'ohio, le temple hindou multicolore, le temple chinois Taoiste, le temple boudhique et la Mosquée, en cherchant un peu je suis sur qu'on aurait pu trouver la synagogue. La ville est faites des maisons des marchands, rénovées car depuis 2008, la ville est sous la protection de l'Unicef en tant que patrimoine culturel de l'humanité. Pour finir, les batiments administratifs sont de magnifique buildings coloniaux du siècle dernier. Somptueux!



A l'origine, on devait même pas y passer, mais Ben qui devait nous rejoindre dans les 24heures a loupé son avion à Paris (il ne semblait pas au courant que pour prendre un vol international il faut arriver 2h avant!), ce qui nous a permis de profiter de la ville un peu plus. L'aubaine! surtout que pour couronner le tout, on a mangé de la nourriture excellente. Partout des bouis bouis s'installent dans la rue, et on a pu goûter des trucs si bon, toutes sortes de petites crêpe à la coco, des jus succulents, des samosas Indiens, etc. Un régal. Mais nous avions rendez vous avec Ben, donc on a dû quitter a ville. Ah oui j'allais oublier, on a même vu le dernier james bond dans un multiplexe trop top. Comme quoi on quitte la civilisation 10 minutes, et dès qu'on s'y retrouve c'est un peu comme si on se retrouvait dans notre cocon protecteur, on s'y sent tout de suite à l'aise, rassuré, loin du monde hostile des destinations tropicales... Bah oui, si vous n'êtes jamais sorti du monde occidental, le choc peut se révéler rude, réveillez vous! Tout le monde ne possède pas 2 voitures personnelles, le frigo et le lave vaisselle dans sa maison particulière chauffée, tranquille, sans la belle mère, la soeur, le beaux frère et les 6 enfants. Ca peut paraître un peu ethnocentré voir carrément raciste ce que j'écris, mais le petit blanc que je suis ne vis pas comme les ¾ de l'humanité (41% des foyers indiens vivent danns une pièce, et je ne vous apprend rien si les foyers indiens sont beaucoup pus nombreux que 2 parents, 2 enfants et le chien). L'abondance matérielle nous a tellement éloigné de tout ça!




Un poème très drôle  sur nos besoins de touristes


Tout cela pour dire que ça nous a fait du bien. La malaysie est sur notre liste de destination à visiter plus tard.


Les quelques photos Malaysie-Penang-GeorgeTown Malaysie-Penang-GeorgeTown

Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Malaysie
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Mercredi 18 février 2009

Yogyakarta

c est la ville culturelle et touristique de Java. Cette cité a encore une place importante politiquement aussi, car le Prince de Yogyakarta est une éminence qui a encore une influence significative lors d'évènements majeurs touchant le pays. C'est d'ailleurs une curiosité car celui ci vit encore au rythme des royaumes tous désormais relégués à titre de folklore. Le palais très modeste – ce n'est pas un royaume riche – fait encore vivre un millier de foyer vivant à la directe périphérie de celui-ci. Dans cette cité chaotique, loin de la poétique Bali ou des îles paradisiaques au large de Lombok représente l'indonésie de 2009. Des quantités impressionnante de petit métiers de rue, des déchets partout, deux ou trois centre commerciaux moderne avec Mac do, des petites fourgonnettes hors d'âge faisant office de transports public avec son gueulard (jeune homme hurlant la destination du bus, guidant le chauffeur et récupérant le paiement du ticket, le chauffeur étant un dieu vivant se frayant son chemin à tombeau ouvert dans une ville congestionnée par le trafic).


On a une droit à la fin de la mousson, tout les jours une demi heure de pluie le soir, sympa l'experience. Mais un peu bloquant car mine de rien ce fut un peu bloquant (rhume, humidité max, etc.)

Cette ville est très touristique car en plus de son palais (sans grand interet au regard de la modeste fortune de son roi), elle est le camp de base pour des volcans encore en activité, les sites extraordinaires de Borodurur (vu) et de Prambanan (pas vu).


Un marchand de vélo Chinois

On a surtout passé pas mal de temps à se reposer de nos trajets épuisants, et à savoir comment nous allions rejoindre Ben en Thailande. Eh oui, les transports Indonésiens étant ce qu'ils sont (voir article précédent), nous étions prostrés à l'idée de reprendre des trajets de bus pour traverser Sumatra, rejoindre de là la Malaysie pour retrouver Ben sur une ile du sud de la thailande longeant la frontière Malayse. Pour résumer, par la terre cela signifiait 5 jours de bus non stop, plus les ferrys, plus les crevaisons sans compter la peur au ventre causée par le souvenir qu'entretiennent les chauffeurs de bus avec la mémoire de Fangio et de Ayrton Senna. Interrogez autour de vous les rares personnes s'étant aventuré en Indonésie, vous verrez les poils de leurs bras se hérisser quand ils se rappelleront aux bon souvenirs des chauffeurs de bus Indonésiens. On s'est donc orienté naturellement sur l'avion. A la clé de recherches laborieuses, on a découvert Air Asia. Une compagnie aérienne Low-Cost non Indonésienne qui couvre toute l'Asie. (Virginie, l'amie de Charles à Pékin, qui travaillait dans le domaine de la sécurité aérienne nous avait fait jurer de ne pas prendre de compagnie aérienne Indonésienne, toutes Black Listée par l'Union Européenne ). On a trouvé un vol miraculeux, de Jakarta à Penang, et pas cher avec ça! En trois heures nous couvrions la totalité de l'expédition explicitée ci dessus. Cela nous permettait d'envisager plus sereinement la suite du périple Indonésien.


La pluie, plus forte que dans un film Holywoodien.


Borodurur


Le Borobudur est un gigantesque temple bouddhiste mahâyâna, construit au IXe siècle. Le Borobudur est le plus grand monument bouddhiste au monde. Le site fut construit aux alentours de 800, mais abandonné vers 1100. Il fait à la fois office de stupa et de mandala, forme qui apparaît vue du ciel. De la même façon que les chrétiens ont leur chemin de croix, le Borobudur est censé guider sur le chemin de l'illumination. Depuis la fin de sa restauration en 1973, Borobudur est de nouveau un lieu de culte et de pèlerinage.



On a pris un bus au petit matin pour rejoindre le site. C'est absolument fabuleux et gigantesque. Cela entamait la série de temple boudhique que nous verrons à travers toute l'Asie du sud Est. Celui ci est un des plus beaux sites que l'on ai pu voir. Le Nirvana paraît si proche quand on gravit les 7 étages de ce monstre qui symbolisent les étapes de l'accession au Nirvana pour passer dans la prochaine vie sereinement. A cet instant Solenn et moi nous sommes réincarnés en photographes de sites dédiés au Boudha (ce qui est pas loin d'être une réalité par la suite au regard du nombre de temple que l'on aura photographié par la suite). Je tiens juste à rappeler qu'il y a au moins autant sinon plus de temples que d'église en France à travers toute l'Asie du sud est. La différence majeure étant que ces peuples asiatique sont infiniment plus pieux que nous en 2008. Les lieux de cultes n'étant pas relégués à un simple patrimoine architectural!

Bandung

Ville dévasté par je ne sais quelle crise économique. C'est un très gros centre de l'industrie textile Indonésienne. Regardez vos étiquettes, c'est souvent fabriqué par chez eux comme on dit. Deuxième particularité, c'est la seconde ville du monde de par son architecture Art déco (avènement du béton dans les années 20) après Miami. Troisième particularité, cette ville a accueilli la conférence des non alignés dans les sixties (pour ceux qui auraient oubliés de quoi il s'agit, c'est l'occasion de dépoussiérer votre vieux bouquin d'histoire de seconde). Quatrième particularité, l'alliance française diffuse TV5 sur écran géant, avez vous déjà vu un gros plan sur Julien Lepers sur un écran de 107 cm? Bah c'est pas brillant, ou plutot si, enfin. Sinon on remercie l'alliance française qui nous a permis de reconnecter avec le pays (on a squatté le courrier international et les dernière éditions du Point et de l'Express pour se remettre au jus). Sinon RAS, ville sans interêt, on rencontrera plus tard un frenchy qui y avait fait un stage, il confirmera. Les guides de voyage consacrent quelques pages à cette ville, à se demander si parfois ils font pas un peu de remplissage...

Bogor

Le marché de Bogor, un fabuleux merdier, ici les poissons séchés qui nous paraissent immangeables mais que l'on retrouve dans pas mal de plats Indonésiens, a propose de cuisine, on mange trop bien là bas, une sauce aux noisettes épicées est notre favorite (mi goreng, nasi goreng, gado gado), trop bon.

Après 24h dans l'envers du décor (Bandung), on a débarqué à Bogor, ville paumé avec le plus grand jardin botanique du monde. Pas mal, mais bon. On a ensuite pris le bus pour prendre notre avion vers Penang à l'aéroport de Jakarta. On a pas eu envie d'aller à Jakarta, grosse ville, pollution, pauvreté extrême côtoyant des tours géante à moitié terminée, minée quelles furent par la crise asiatique de 98. On avait pas la foi sur ce coup là. Donc bamos en Malaysia, Georgetown, Penang. Merci Air Asia. La démocratisation des airs ça a parfois du bon.


Libélulle "Biplan" (sont elles toutes Biplan?) en plein boulot

Je crois qu'on a pas trop aimé Java. Trop complexe pour les transport, trop long et exténuant. Villes sans grand intérêt, pas vu les campagne car trop difficile d'y accéder (bus). On a pas eu le feeling alors que Lombok et Bali resteront dans nos mémoires. A refaire, je louerai une bagnolle avec une bonne assurance pour silloner le pays librement. Il est indéniable que celui ci regorge de belles choses à voir.

Les photos 31 Indonesie - Java 31 Indonesie - Java

 

Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Indonesie
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Vendredi 13 février 2009

Bali

C'est une petite île qui fait seulement 80 km sur 120. Autant dire que c'est pas grand pour accueillir ses 3 millions habitants plus les milliers de touristes.


Pourquoi Bali est elle une île si particulière?

Lors de notre passage, on a vraiment trouvé que Bali était un univers inédit. A mon avis trois choses explique cela:

             1. Bali possède une culture bien à elle, c'est la seule île d'Indonésie à être restée essentiellement hindouiste (limage des dents ou réclusion des jeunes filles sont des rites inspiré de l'hindouisme). La danse fait aussi partie du folklore souvent dansés par de très jeunes filles (le legong). Enfin cette musique balinaise qui a bercé notre séjour.

             2. Bali fait partie de l'imaginaire occidental depuis les années 1930, lorsque des artistes européens et américains décident de s'y installer. Ce tourisme occidental reste confidentiel et élitiste jusqu'au début des années 1970. C'est ce qui fait qu'à nos oreilles de Français, lle a une connotation de volupté et artistique.

             3. L'île bénéficie d'une nature somptueuse embellie par les rizières en terrasse, des vallons qui reservent chaque fois une vision du paradis tantôt sec, tantôt tropical, une fois la plage, une fois la falaise et au détour d'un virage un charmant village balinais.



















Voici les quelques traditions Balinaises que l'on ne peut pas louper.
On a aussi souvent croisé des groupes de balinais célébrant la Cérémonie de la crémation. Hindouistes, les Balinais procèdent à la crémation de leurs morts. Cette circonstance est l'occasion de ce qui a toute l'apparence d'une fête, avec défilé dans la ville, musique de gamelan, offrandes de toutes natures déposées sur le catafalque du défunt avant la crémation dans une ambiance bon enfant et décontractée.

Le rite de l'offrande à la terre devant chaque maison, chaque chambre d'hotel, chaque commerce est déroutant, on voit les Balinanais passer leur temps à mettre de l'encens dans de petits panier en feuille de bananier et bambou emplis de riz, de petits gâteaux,etc. et sont renouvelé tous les jours. C'est à la fois un gros business local (les quantités d'offrandes sont hallucinantes) et une des occupations journalière de pas mal d'insulaires.

















La fleur de Frangipanier, surement la plus parfaite des fleurs




 
Une offrande que l on peut trouver partout dans la rue, faites en feuille de banane, etc.


 

L'artisanat aussi est caractéristique de Bali, Il y a des artisanats de toutes qualités, bois, pierre, béton, coquillages, argent, textiles. Je pense que les magasins « maison du monde », se sont fourni en masse directement à Bali.

Voici donc tout ce qui contribue au charme ravageur de Bali, malgré parfois un développement du tourisme de masse qui confine à l'enfer (La grande motte ou La Baule à coté de Kuta Beach c'est peanuts). Une fois sorti de ces zones, il reste des Resorts d'un luxe sans précédent et le reste, qu'on a visité et aimé.

Ubud

Ubud, c'est le sanctuaire de la culture balinaise, loin des îles mais aussi loin du cloaque à bof de Kuta beach. Un peu en altitude (800m), cette petite ville est entourée de rizières en terrasse somptueuses. Les plus belles de toute l'asie assurément. C'est aussi plus frais et plus humide, car les nuages sont bloqués par un volcan à quelques kilomètres de là.

La meilleure solution pour visiter les rizières environnantes c'est de louer un vélo. Accompagnés de nos potes Eliettes et Rodolphe, deux charmant français rencontrés sur le bateau de retour des iles Gilli, on a fait environ 60kms de ballade. De découvertes en découvertes, on s'est retrouvé dans des rizières en terrasse absolument fabuleuses.

On a même voulu faire du VTT dans des endroits pas si facile d'accès, et là Solenn nous a fait la chute de sa vie. Un sentier approximatif en pente forte, une rivière en contrebas, des petits Balinais qui se baignent chahutant, hurlant et sautant, un coup de frein mal placé, un trou dans le sentier et c'est la chute. Nous on a rien vu, j'étais en contrebas après cette descente, je vois les enfants se propulser vers le sentier en riant, je me retourne et là un vélo mais pas de Solenn dessus. Elle avait disparu dans les fourrés couvrant le ravin qui amène au lit de la rivière. Chute mémorable mais pas mortelle, Solenn ressort du fourré, on arrive sur le lieu du crash. Pensant avoir le sol comme allié Solenn avait pilé devant une difficulté et son pied recherchant le doux réconfort du plancher des vaches, n'a finalement rencontré que quelques vagues baies épineuses et du vide. Le mal était fait, posant délicatement le VTT sur le sentier, elle avait décidé de se précipiter dans le ravin pour voir si l'eau de la rivière serait bonne. Archimède ayant réalisé une fois de plus son dessein, la force l'aspira vers le sol, ses mains rencontrèrent ça et là des branches qui frénèrent sa chute. A destination Solenn attérit sur un magnifique lit de rivière artificiel en béton.

Même pas mal, un bilan honorable, organes vitales OK, éraflures et fortes contusions sur les deux jambes. Comme on dit dans le jargon, elle s'est pas loupé. On l'a récupéré tremblante mais sauve, Rodolphe a rien vu, j'ai rien vu seuls les enfants se sont précipité en hurlant. Le soucis c'est qu'on avait encore pas mal de bornes à faire pour rallier Ubud.

Dans un dernier effort immense allié de douleur, Solenn et nous réussîmes à revenir à Ubud.



Rodolph et Elliette en quete de la riziere qui tue
 

Le soir même, on sort manger un morceau avec Elliette et Rodolphe, en cherchant un restaurant, je croise du regard un type, sa tête me dit quelque chose, à l'instinct je lui dit « je vous connais » on se tourne autour on se dévisage et là ça y est, AMILCAR, mon collègue d'infortune lors d'une mission merdique dans une banque en 2007 ( le cours de bourse à perdu XX% depuis sa mise sur le marché, devinez qui c'est ? Le gagnant recevra 2 titres de cette magnifique institution bancaire) A l'époque il était intérimaire, on avait passé quelques semaines ensemble. Je n'avais pas oublié la franche camaraderie qui nous liais quand on travaillait ensemble, mais pour autant on ne s'était jamais recroisé. Il était là, à Ubud avec ses copines hotesses de l'air. Une drôle de rencontre à l'autre bout du monde surtout si l'on considère la distance symbolique qui existe entre les bureaux insipides de Charenton le Pont et la douceur de vivre à Ubud ! On a passé la soirée du lendemain ensemble à rigoler de la situation qui était la nôtre et à s'étonner comme à chaque fois de la taille de notre planète. Quoiqu'en disent les géographes, ce soir là pour nous, la distance entre les stupides bureaux de Charentons et la félicité de la petite ville d'Ubud capitale culturelle de Bali la somptueuse était infiniment plus grande que les 25 000 Kms qui séparaient les deux points. Amilcar on se revoit à Paris ou à Delhi, tout dépend du sort que nous jettera cette fois ci le destin.


Au fond a ma droite c est Amilcar et ses potes Hotes et Hotesses de l air
 

La meilleure façon de circuler sur l'île est de louer un scooter. On a donc loué un scooter 7 jours au taux record de 2 euros par jours. Le scooter avait 750 km au compteur. Bonne affaire. On a organisé notre tour en laissant nos gros sacs à l'hotel pour ne garder que le principal dans nos petits sacs. Sur les routes, il y a des mecs qui vendaient un liquide jaunâtre dans des bouteilles de Smirnoff recyclées. Il s'agissait d'essence pour alimenter les milliers de scooters qui parcourent l'île. Étonnant mais très pratique.



 

Lac Batur

Notre première destination fut le lac Batur. Pour y monter on a pris la saucée de notre vie, une pluie que même Hollywood aurait du mal à recréer. On a un peu lutté d'autant plus qu'on était pas vraiment équipé en conséquence. Là haut on a rencontré un type dont la mère ou l'oncle ou le petit frère je ne sais plus tenait un hotel, il nous dit de le suivre. Bon là une fois de plus, un excès de confiance nous a joué des tours. L'hotel pas top mais belle vue, mais surtout les mecs ont cherché à tout prix à nous vendre un trek pour aller voir le lever de soleil sur le volcan. 30 dollars US par personne rien que pour marcher. On a été obligé de s'énerver en lui expliquant qu'on ne comprenait pas pourquoi on devrait payer pour simplement marcher, un droit d'entrée, oui mais pas un racket en règle. On a regardé le guide de routard au chapitre du lac et là on lit qu'il y a là bas une sorte de mafia qui cherche à racketter les touristes et notamment dans l'hotel où nous étions. Résultat on s'est pas levé à 4h du mat pour aller voir leur foutu lever de soleil, na !

A 1500 m d'altitude est perché un lac d'altitude très beau et très grand. A sa gauche surplombe le volcan XXX encore en activité et qui a pété il y a peu ne laissant rien aux habitants sinon le droit de se décaler de la formidable coulée de lave qui a recouvert une partie de l'ancien village pour se jeter dans le lac. C'est assez surprenant d'ailleurs de se promener sur la route en serpentin et en montagne russe qui a simplement été « posée » sur la coulée noire et chaotique.

 

Amed

Le lendemain toujours en scooter, on arrive en fin d'après midi à Amed. Sur la route on a vu le plus gros temple hindouiste de l'île au flanc de la plus haute montagne. On a déjoué les pièges devenus habituel sur Bali, squizé le faux gardiens du Temple qui raquette les américains, la taxe de parking, les vendeurs de boissons, d'artisanat Balinais made in china, les vendeurs d'offrandes, le chef de la police qui demande une donation pour le bien de la communauté, etc. Un des défauts de l'île c'est de ne voir que des dollars quand ils croisent un touriste. A la fin s'en est même légèrement crispant! Mais je ne m'étendrai pas car la beauté de l'île prend le dessus des petits désagréments quotidiens du tourdemondiste que nous sommes.

Le soir on est arrivé dans un petit hotel donnant sur une jolie plage. Si Charmant, on le recommande pour les « honeymoon ». Le lendemain on est allé voir l'épave d'un bateau de l'armée japonaise qui est visible dès trois mètres de profondeur. Entre temps on est passé à PadangBai voir les poissons qui n'y étaient pas.

On a repris la route pour Ubud où l'on a rendu le scooter. Le lendemain, on prenait le bus pour filer sur Java.


Les photos de Bali 30 Indonesie-Bali 30 Indonesie-Bali 
 

Le depart pour Java 

Là vous allez voir je vais beaucoup me plaindre mais ça fait du bien, ça détent, et oui, même en vacances pendant un an, le stress ne disparaît pas pour autant, c'est un métier de voyager!

Première étape, le Volcan Bromo. Après un trajet épique à l'indonésienne (taxi, bus, ferry, bus, mototaxi) on a débarqué dans un bled paumé à 3 heures du mat. A peine réveillé, deux types en mobylette taxi nous ont sauté dessus pour nous emmener à notre hôtel, 7km plus loin. Deux personnes par motobylette, plus nos gros sacs de 20 kg et nos petits sacs. Rigolez mais ça passe ! On a failli creuver à chaque faux mouvements et à chaque croisement, les types faisant apparemment un concours de vitesse. On s'habitue décidément à tout car désormais (après 3 mois en Asie du sud est), moto-taxis tchukchuks et autres rickshaws s'élançant à tombeau ouvert dans un trafic anarchique ne nous font plus peur.

Le lendemain matin, on découvre Java, première remarque, les petits dej sont pas aussi bien qu'à Bali ou à Lombok. L'hotel est glauque et froid et les sanitaires nous paraissent bizarre. Pas de douche, pas de chasse d'eau, juste un robinet, un seau, un trou et pas de papier toilette. Il faut se laver à l'eau froide bien sûr (mais ça on vous l'a pas dit mais c'est depuis notre arrivée en Indonésie et globalement partout en Asie du sud est) en se lançant l'eau sur la figure. Vous vous torchez avec la main gauche sans papier (ça change drôlement par rapport aux toilettes japonaises), ce qui explique aussi pourquoi il est impoli de serrer la main avec la main gauche, ou de manger avec celle çi. Bref, depuis ce temps là, globalement, c'est à nous de fournir le PQ car on a toujours pas réussi à devenir gaucher si vous voyez ce que je veux dire ! ni d'ailleurs à manger avec les mains. Ces usages sont plutôt difficiles à pratiquer quand on vient du monde occidental. Bref je m'égare, le matin donc nous sommes montés au volcan Bromo, une centaine de km en 5 heures de transport, CALVAIRE. On a même eu la chance d'être 30 personnes dans une fourgonnette Toyota, INEDIT...pour nous, car entre temps on a vécu cette scène je ne sais pas combien de fois (je vous écris d'Inde 3 mois après où les vaches sont sacrées et les bus ne partent que s'ils sont chargés ras la gueule). Après ce transfert merdique et exténuant, on est arrivé dans une petite station d'altitude charmante faîtes entre autre de guest house.

C'est une des choses à voir sur Java, ses Volcans en activité. Le matin d'après, à 4 heures du mat, on a pris une jeep pour admirer les cratères fumant voir photos. Très beau mais on avait autre chose à foutre, prendre notre bus pour redescendre au bled paumé dont je ne me souviens plus du nom où l'on avait dormi la veille et reprendre un autre bus pour aller à Jodjakarta.


Ca vous la coupe hein

Depart pour Jodjakarta
Cette épisode n'est pas le meilleur du voyage, le gars nous avait vendu un trajet dans un gros bus et on se retrouve dans un petit toyota de merde pour faire encore 12h de route. On part à peu près à l'heure (miracle) et on prend la route. On roule une petite heure. Le driver répond au tel. Et là il commence à faire demi tour. Je panique. Son boss lui dit de rentrer au bled dont je ne me souviens pas du nom et de prendre un nouveau passager. Je perds mon calme. C'est trop pour mes nerfs, on se fait enfummer sur le bus, ça fait trois jours qu'on fait des trajets interminables dans des véhicules plus usés que la pire des mercedes de Marakech. Je gueule, le mec me sourit me baragouine un truc dans un langage inconnu en me souriant avec un regard soumis. Je gueule encore mais rien n'y fait. On est juste coincé dans cette fourgonnette de merde pour perdre au moins trois heures. Le pire, c'est que la pression que je lui ai mis le fait rouler comme un débile entre les camions, les tracteurs les scooter les vaches les poules etc. vous savez ce que c'est une route nationale Indonésienne vous ? Non ? Sur la route, l'enfer c'est les autres mais là les autres ils sont de nature, de gabarit, de vitesse différents. Au bord de la crise de nerf, Solenn essai de me calmer, je m'enfonce doucement dans la résignation. Un coma profond aurai pu me déloger de cette torpeur iréelle ! On a bien perdu 2 heures et demi dans cette affaire, on arrive donc à la nuit à Jodjakarta. Les transports indonésiens sont anxiogènes. Ca vous gâche un séjour.


Les photos de Java Indonesie - Java Indonesie - Java  

Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Indonesie
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Mercredi 4 février 2009

Après avoir héroiquement traversé de nuit la moitié du Japon partant de kyoto vers 23h pour arriver à l'aube à Tokyo, nous avons rallié l'aéroport de Tokyo Narita pour nous embarquer pour Denpasar, Bali, Indonésie. Le décalage horaire et les 8h de vol nous fit arriver vers minuit.


Indonésie

Après la Chine, en cours de rattrapage anarchique et le Japon regorgeant de richesses, l'Indonésie fut de loin le pays le moins cher de notre périple, c'est aussi une facette de l'Asie que l'on avait pas encore découverte. Entre sous développement et tradition, le capitalisme n'est pas encore le maître mot. Le nombre d'île composant ce pays frise la démesure, des petites, des grandes, des moyennes. Sumatra qui touche la Malaysie, fait une coupure entre cette dernière très avancée et l'île de Java, coeur économique et politique de l'Indonésie. Ensuite s 'enchevêtre Bali et Lombok. A ces noms au goût de lointaines aventures romanesques je rajouterai un morceau de Bornéo, partagé avec la Malaysie, les Moluques, au large de la nouvelle guinée, à sa gauche les célèbes ou îles Sulawesi et une grosse partie de la nouvelle Guinée.

Ces îles, aussi nombreuses que lointaines les unes des autres sont autant de cultures et de paysages différents. Le territoire stabilisé par les Hollandais lors de leur terrible colonisation n'a pas d'unité, a peine une langue officielle. Un tout pas très logique et surtout immense. Une démocratie balbutiante et un coeur symbole de ce qui se fait de pire dans les pays en voie de développement, Jakarta. Mégalopole immense de 10 millions d'habitants, développé avec un mot d'ordre, le désordre, les contrastes pauvre, riche et la pollution.

Bref ce pays continent multiculturel est difficile à apréhender, on se contentera de commenter ce que l'on a vu, c'est à dire, Bali, Lombok et Java où l on a soigneusement évité Jakarta.



Bali Kuta

Creuvés à cause de la nuit dans le bus entre Kyoto et Tokyo, du transfert et de l'attente à l'aéroport plus le vol de 9h, on a dormi jusqu'à midi.

Si Bali sonne comme le paradis aux oreilles des petits français, Kuta beach doit sonner comme l'enfer du tourisme de masse. Comme entrée en matière on a vu mieux. Le guide nous avait prévenu. Des restaus, des boites, des australiens et des anglais aux biscottos tatoués, de la musique à trouer les tympans, des magasins de fringues à faire palir le front de mer de la Baule, etc.

On est resté deux jours, le temps de récupérer et de s'organiser. Dans cette enfer, il y a quand même une plage de sable pas mal et surtout parmi l'une des plus belle vague surfable de la planète. Il y avait un contest de surf que l'on a suivi un moment entre deux démo des derniers scooters indonésiens et des montreur de serpents. On a vu un boa géant de 7 mètres de long en pleine activité pré digestive (actif quoi, pas comme au zoo quand il digère ses souris).

On s'est organisé donc, et après avoir repris quelques forces vitales, on s'est embarqué à l'aube du troisième jour pour un voyage éprouvant de 15h vers le paradis.


Iles Gili

Les Gilis (qui signifie île en indonésien) Island (qui signifie île en engliche, un patois désuet parlé dans d'obscures contrées lointaines où vivent des roux à la peau blanche buvant un breuvage noir au sang de porc) sont un chapelet de trois petite îles au large de Lomboc. Gili Trawangan, Gili Air et Gili Meno. Ces îles sont la synthèse des fantasmes du genre plage de sable blanc, cocotier et lagune bleue turquoises et vie à a Robinson.






On y restera 7 jours, à glander comme des cochons entre petit dej tardif, visite aux tortues allant respirer à la surface et discussion avec les poissons que nous avions rencontrés une première fois brièvement sur la grande barrière de corail australienne.

On était jamais resté si longtemps au même endroit depuis notre départ de Paris.

L'île de Gili Trawangan fut notre repère. Le soleil de plomb dès 9h du matin invite les habitants à une nonchalance presque africaine. La vie est belle pour qui est né dans ce genre de paradis. Cool donc, et on voit pas comment cela pourrait être autrement.

On a bougé une fois de l'île pour faire une tournée des spots de snorkelling éloignés de la plage. On a passé nos journée à voir les récifs dans un coin qu'on avait déniché le premier jour, à essayer de dénicher des tortues remontant à la surface pour respirer de quoi nager un long moment sous l'eau. C'est le plus beaux récif qu'on ai vu à 100m de la plage.

Un jour, en entreprenant la délirante expédition de faire le tour de l'île en moins de 4h, on a rencontré Fabrice, fraîchement échappé de Paris, qui connaissait bien les Gilis pour y avoir travaillé quelques années auparavant comme moniteur de plongée. Il nous rencarda sur le choix de l'île Thailandaise où nous passerions notre Brevet PADI de plongée avec Ben. Entre Paris et les Gilis, il avait fait un stop à Koh lipé au sud de la Thailande, on vous racontera plus tard.

Le tourisme étant le revenu principal de l'île, les choses sont bien faites. Des centres de plongée, des restaus de tout types et des resort plus ou moins classieux (ca peut être très bien). Nous on était là bas en fin de saison, les gens n'étaient déjà plus là, calme donc très cool.

Vous raconter nos farniente, nos heures de siestes et de lecture à l'ombre d'un palmier, nos discussions passionnées avec les millions de poissons multicolores et de toutes tailles à l'ombre d'une anémone de mer ne vous apporterait pas grand chose sinon une forte animosité animée par la jalousie. Nous on a adoré et cela nous a bien reposé. On y repassera sûrement à l'occasion. A conseiller pour des « Honey Moon ».


Ubud

Au retour, même sanction, 18h de trajet se composant comme suit :

  • Un premier bateau qui rallie Gili Trawangan à Lombok au petit matin.

  • Trois heures de bus pour rejoindre le débarcadère du Ferry pour Bali. (à l'aller on est resté planté 1 heure en transit dans le ferry à 100m du débarcadère, allez savoir pourquoi, ensuite le bus a crevé et on est arrivé à la nuit sur les îles).

  • Cinq heures dans un Ferry Fantôme qui rellie Lombok à Bali. c'est de loin le bateau le plus inquiétant qu'on ai pris, surtout celui du retour. Prenez un Ferry Japonais à la retraite, ajoutez à cette retraite encore 20 ans de bon et loyaux services en Indonésie, et vous obtenez un ferry fantôme rouillé comme une 2CV à la casse depuis dix ans. Là dedans vous entassez des bus, des camions chargés ras a gueule une centaine de locaux et une cinquantaine de touristes. Le pire c'est que la seule raison évoquée pour changer de bateau ou le réparer c'est quand ça casse ou sa coule. D'ailleurs, il y a eu de tristes exemple de naufrage précisément entre Bali et Lombok. Quand on y pense, c'est plus simple de laisser couler un navire au fond de l'océan que de le mettre en retraite, le dépolluer, le dépecer, etc L'ennui c'est les Indonésiens qu'il y a dedans...

  • Enfin, encore 2 heures de bus pour rallier Ubud, au centre de Bali.

Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Indonesie
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Samedi 31 janvier 2009


Notre parcours du 24 octobre 2008 – 28 Janvier 2009
Indonésie   – 1 mois
(Malaysie – 48 h)
Thailande – 1 mois
Birmanie – 3 semaines
Thailande – 7 jours
Cambodge – 10 jours

3 mois en asie du sud-est donc, le Laos et le Vietnam seront pour une autre fois.
Dans cette région du monde, on inclus aussi la Papouasie Nouvelle Guinée et les Philippines, mais je ne vous raconterais rien sur ces pays car on a pas eu le loisir d'y passer.


Nous voici donc dans cette région du monde qui rime pas mal avec plage de rêve, gastronomie variée si différente de la nôtre (On a mangé des fruits exotiques tous les jours), pays chaud où tout le monde vit dehors au rythme de la nature.

Voici ce qu'on a pu voir de commun à tous ces pays :


Bouddhisme
Zone majoritairement Bouddhiste (exceptée l'Indonésie et la Malaysie) qui dévoue depuis de longs siècles au Boudha une passion au moins aussi forte que celle des occidentaux au christ. Il faut voir la splendeur et le nombre de lieux de cultes parsemant la zone. Les sites extraordinaires de Borobudur en Indonésie, Bagan en Birmanie et l'ancienne cité d'Angkor au Cambodge, nous le confirment. La différence avec les catholiques serait peut être que la religion est encore énormément pratiquée et se mélange plus facilement avec les rites locaux millénaires propre à chaque région.

Météo
Je ne souviens pas d'avoir eu du mauvais temps, le ciel et le soleil étaient toujours au rendez vous (à part un peu de pluie à Koh Lipe), Faut dire qu'on avait visé sur la meilleure saison !

Contacts
Les gens sont toujours très accueillant et souriant. A part au Cambodge (et ce que les birmans ont pas voulu nous montrer), on a pas vu de misère. Il y a toujours des enfants partout. Il y a aussi des millions de chats et de chiens qui vivent en entente cordiale avec les hommes, parfois des singes aussi.

Culture culinaire
Les gens mangent toujours dehors, on a l'impression que c'est la fête du village toute l'année, partout on a retrouvé des petites échoppes mobiles, très souvent sur roues (genre side car) qui vendent de quoi nourrir toute la population. On s'est souvent dit que les gens ne cuisinaient pas chez eux car il y a autant de cuisine dans la rue que de passants à nourrir ! Le riz est l'aliment de base vous n'apprendrez rien, consommé trois fois par jour (on en a pas eu marre, c'est dingue !). Il y a autant de variété de riz que de façons de le cuisiner (salé, sucré, brut, en nouilles, en farines, quelquefois même en alcool!). Résultat dans tous ces pays, on voit de magnifiques rizières (mention spéciale pour les Balinaises mais on aura l'occasion d'en reparler) Souvent il y a des systèmes d'irrigations qui permettent plusieurs récoltes par an. Elles sont tantôt jaune pailles, tantôt vertes fluo, tantôt inondées en fonctions de l'étape de maturation du riz et des récoltes. Le poulet est partout aussi.
En général, les boudhistes ne tuent pas les animaux mais ils les mangent. Les boucher sont souvent musulmans ou en bas de l'échelle sociale !

Habitat
Les maisons traditionnelles sont souvent très légères et construites à base de Bambous (Mur tressé, toits et armatures).

Enfer de la route
Une constante aussi, c'est la longueur des trajets !! Routes quasiment unique où s'entrecroisent tous types de véhicules, de la charrette à boeuf (dans certains endroits reculés) en passant par le vélo et tous types de deux roues transportant des familles, des cuisines ambulantes, des véhicules chargés ras la gueule transportant toutes sortes de fournitures, tout cela mélangé avec des chiens qui font la sieste, des camions hors d'âge chargés à ras bord et quelques voitures particulières (à nuancer bien sûr dans les zones plus développées ). Bref ce joyeux bordel fait que ça n'avance pas, au plus à 40km/h et je n'exagère pas.
Bref, les transports c'est l'enfer, des heures de trajets pour des distances ridicules. La seule alternative c'est l'avion !

Véhicules
Une constante aussi, il y a des toyota partout, plus ou moins fatiguées, sinon globalement que des voitures japonaises.
Il y a aussi les Tuk-Tuk, l'arnaque suprême dans tous ces pays, il s'agit souvent de moto ou de tricycles chariant une sorte de mini calèche pour vous transporter. Ils sont toujours dans les endroits où il y a des touristes, vous arnaquent 100% du temps, n'avancent pas et sont désagréables. Avant de monter dedans il y a toujours une longue négociation. Parfois il vous en coûte un bras pour faire 200m. Des gros charlots qu'on aime pas du tout.
Selon la zone, les bus vont de un peu pourris à complètement ruinés par des années de labeur. Même chose pour les camions. Honda Suzuki et Yamaha amassent des fortunes en vendant à toute l'asie des millions de scooter ou mini motos, ceux sont les seuls véhicules à peu près en bon état.

Station essence
Il y a aussi les surprenants "boui-boui" stations essences,  chaque pays a sa bouteille contenant de l'essence et qui permettent de se ravittailler à tous les coins de rues ou à chaque sortie de virage (Bouteilles de vodka Absolut en Indonésie, de Whiskie Label rouge en Birmanie, de Pepsi au Cambodge, et tous types de bouteilles en Thailande)

Hygiène
Le port du masque est assez répendu  (depuis la grippe aviaire d'après une judicieuse remarque de Solenn). En fait, on en a déduit que les asiatiques, quand ils sont malade portent un masque pour ne pas contaminer leur voisin, on devrait peut être s'y mettre  chez nous pour faire de grosses économies de Secu !

Bangkok
Pour nous il y a eu aussi Bangkok, ville où l'on a passé pas mal de temps. En tout on y sera passé 4 fois, pour des durées plus ou moins longues. Pas de chance, c'est la ville la plus infernale d'asie du sud-est (ok on les a pas toutes faites mais je dis ce que je veux !) impossible de se déplacer sans passer des heures dans des taxis, polluée, trop grand, bruyant, repollué, engorgé, bref tous les symptômes de la mégalopôle qui a grandi trop vite, pas bien, sans plan, rien. La ville est pas belle sauf à deux trois endroits. Mais heureusement, le frère de Louis, un de mes meilleurs potes a eu la bonne idée de venir avec sa femme Vietnamo-Thai pour travailler à Bangkok l'année dernière. On a donc été à chaque fois reçu comme des princes dans une belle et grande maison dans un quartier un peu éloigné de la cohue de la ville. Merci Antoine et Thi hong et leurs trois nains trop mignons avec qui on a bien rigolé (Mae Lan, Liam et Lu Man).


Colonisation et influences exterieures récentes (j'vais pas remonter à l'antiquité tout de même !)
Tous ces pays (exeptés la Papouasie Nouvelle Guinée et les Philippines pour lesquels je ne sais rien! ) ont eu un passé colonial. La Thailande fait figure d'exception car elle n'a pas subit de colons grâce à une légendaire diplomatie qui leurs a permis d'y échapper.
L'Indonésie avec les Hollandais, la Malaysie et la Birmanie sous contrôle de sa majesté la reine d'Angleterre et bien sur la Laos, le Vietnam et le Cambodge sous influence française avec l'Indochine.

Toute cette zone a ensuite été envahie par le Japon pendant la seconde guerre mondiale dans leur phase belligéro-expansionniste visant à créer ce qu'ils appelllaient la "sphère de co-prospérité de la grande Asie orientale". Tout un programme théorisé par une soit disant "supériorité Nipponne" sur les autres peuple d'Asie (ça vous fait pas penser à quelque chose...) Cette suprématie prit fin avec le tragique bombardement de Hiroshima et de Nagasaki.

Actuellement, ceux sont plutôt les chinois qui sont les plus impliqués, mais comme à leur habitude, c'est par le biais d'échanges commerciaux, d'investissements et de nombreuses communautés chinoises prospères dans les grand centre urbains.

ASEAN
Une sorte de communauté type "sphère de coprospérité de la grande Asie centrale" sans les japonais et avec ce beau principe qui laisse le "droit aux peuples de disposer d'eux même" !
Plus concrètement :

L’Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE ou ASEAN) est une organisation politique, économique et culturelle regroupant 10 pays d'Asie du Sud-Est. Elle a été fondée en 1967 à Bangkok (Thaïlande) par 5 pays dans le contexte de la guerre froide pour faire barrage aux mouvements communistes, développer la croissance et le développement et assurer la stabilité dans la région. Aujourd'hui, l'association a pour but de renforcer la coopération et l'assistance mutuelle entre ses membres, d'offrir un espace pour régler les problèmes régionaux et peser en commun dans les négociations internationales.


Bon on vous en racontera plus sur nos pérégrinations dans cette vaste zone. En attendant, regardez donc les premières photos des plages des îles Gili au large de Lombok en Indonésie.

29 Indonesie Lombok Gili Island 29 Indonesie Lombok Gili Island



Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Indonesie
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Samedi 24 janvier 2009

Kyoto (京都, littéralement « ville capitale »)

Vu que les transports sont très faciles, le soir même on était à Kyoto. On rejoignait les parents de Solenn le lendemain.
















 



Un temple dans le quartier de Gion ou nous dormions

Mais avant, attardons nous sur la ville, Kyōto est une ville japonaise qui fut de 794 à 1868 la capitale impériale du Japon. Elle est aujourd'hui la capitale de la préfecture de Kyōto ainsi que l'une des grandes villes de la zone métropolitaine Ōsaka-Kōbe-Kyōto. Sa population est de 1,46 million d'habitants.

C'est avec Nara sa voisine, la ville à voir au Japon car elles nous plongent au coeur de l'histoire du Japon (que je ne développerai pas ici mais qui mérite de s'y attarder, qu'est ce qu'un Shogun, la période edo, les samourais, pourquoi les mangas, etc.)


Kyoto accueillit pendant plus d'un millénaire le siège de la cour impériale

Au cours du VIIIe siècle, voulant s'éloigner de l'influence du clergé bouddhiste au sein du gouvernement impérial, l'Empereur prit la décision de déplacer la capitale depuis l'actuelle Nara (on s'attardera plus tard sur Nara) vers une région éloignée de cette influence. Kyoto devint le siège de la cour impériale en 794.

En 1600 Kyōto perd son rôle de centre politique et administratif au profit d'Edo (le futur Tokyo), lieu de résidence des shoguns.

Toutefois, Kyōto resta la capitale impériale du Japon jusqu'au transfert de la résidence de l'Empereur à Edo en 1868, lors de la Restauration Meiji.

 

L'histoire contemporaine de la ville

Épargnée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, Kyōto échappa de peu à la destruction atomique ; en effet, la ville figurait en tête des cibles désignées par le comité des objectifs américain. La ville fut finalement rejetée suite à l'intervention du secrétaire de la Guerre des États-Unis Henry Lewis Stimson et de conseillers, dont le Français Serge Elisseeff, qui connaissaient la richesse culturelle de la ville, et estimèrent que sa destruction serait un obstacle grave à une réconciliation ultérieure avec le Japon. (voir précédent article  sur le bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki)

 

Et comme tout le monde le sait sauf peut être les Texans, en 1997, Kyōto accueillit la conférence qui donna naissance au Protocole de Kyōto.

 

L'intérêt culturel de la ville

Avec ses 2000 temples, ses palais, ses jardins zen, son architecture, Kyōto est considérée comme le centre culturel du Japon.

C'est la ville universitaire la plus importante du pays et il faut noter que le siège de Nintendo est là bas, on peut imaginer que c'est à Kyoto que les cerveaux nippons ont créé la WII. Comme quoi dans une ville historique et culturelle comme celle ci, on peut encore produire des « trucs » dingues et créatifs comme ça. 

Les monuments historiques de l'ancienne Kyōto (villes de Kyōto, Uji et Ōtsu) ont été inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco en 1994.

 

Voilà succinctement ce que l'on a vu de Kyoto

On est resté 5 jours là bas et ce n'était pas de trop vu qu'il y a 2000 temples. On va donc pas trop s'étendre sur le sujet. Allez y vous verrez c'est vraiment super (je sens que je vais être contacté par le guide vert pour mes descriptions là).

 

Premièrement, on a pas visité Kyoto tous seul...on y a retrouvé les parents de Solenn.

Les retrouvailles avec les parents furent plutôt amusantes.

Ils sont arrivés à quelques jours près en même temps que nous au Japon mais on avait décidé que l'on passerait que quelques jours ensemble sur Kyoto (envies différentes de voyage).

Nous sommes arrivé 24h plus tôt que prévu sur Kyoto. On dépose nos sacs puis on découvre le quartier de Gion où les parents ont réservé l'hôtel. On assiste à deux préparations de mariages, découvre de nombreux temples tous aussi beaux les uns que les autres. De retour à l'hôtel pas de parents mais leur sacs sont bien là ! Puis quelques minutes après on entend leur voix et là quelle joie et surprise pour eux qui ne savaient pas que nous étions déjà sur Kyoto ! On réalise que nous avons passé la journée aux mêmes endroits sans jamais se croiser !

C'était étrange de les voir là avec nous à l'autre bout du monde. J'avais l'impression de les avoir quitté la veille ! Je n'avais pas vu le temps passer depuis notre départ 6 mois auparavant ! On était super content de se retrouver, c'était comme dans un rêve ! Ils ont partagé notre quotidien et nous leur rythme de voyage pendant ces quelques jours ensemble. On a toujours beaucoup voyagé avec les parents quand j'étais petite, et j'avais l'impression de revivre ces bons moments avec eux, ici au « Pays du soleil levant » !

D'ailleurs, il faut savoir une chose sur les japonais. Ils raffolent des choses inutiles tels que les grigris, les tampons encreur, les portes clefs... Papa découvre ma petite collection de tampons et commence alors une inévitable course pour être le premier à trouver les tampons des sites que nous visitons (gares, temples, magasins...). Il faut reconnaître que Papa a l'art de savoir les mettre en avant dans ses carnets de voyage chose que je n'ai jamais eu le courage de commencer ! Un jour peut être...



On a vecu sur Tatami durant 4 jours
 

Le  Jidai Matsuri (Festival des Âges, 時代祭)

On a eu la chance de tomber à l'époque de l'année où il y a le festival Jidai Matsuri - durant lequel toutes les anciennes corporations de la ville défilent en tenue d'époque.

 

C'est un des trois plus importants festivals de Kyoto. Il a lieu tous les 22 octobre. Ce festival a été créé en 1895, année du 1100e anniversaire de fondation de la capitale Kyoto.

 

La procession débute au Gosho, parc impérial de Kyoto où nous étions. Elle est anti-chronologique, présentant les événements du plus récent aux plus anciens. Pour en voir la totalité, il faut compter au moins une heure trente, car il y a plusieurs étapes où le temps recule lentement vers la fondation même de Kyoto.

 

Histoire de vous démontrer le grand âge de l'histoire du Japon et de Kyoto, voici toutes les ères représentées par le défilé:

1. Restauration Meiji (1868)

2. Ère Edo (1615-1866)

3. Ère Azuchi Momoyama (1573-1614)

4. Ère Muromachi (1393-1572)

5. Ère Kamakura (1192-1333)

6. Ère Fujiwara (897-1185)

7. Ère Enryaku (782-806)

 
















Le palais impérial, siège de la cour impériale,
on a mis plus de temps à demander l'autorisation de visite qu'à le visiter. C'est quand même magnifique, même si en plus, il pleuvait des cordes digne d'un scène tragique d'un film holywoodiens.

 

Le château de plaisance de Nijô (二条城, Nijô-jô) Il date de 1603. Les 3 300 m2 du palais Nino Maru sont construits presque exclusivement en bois de cyprès. Une des caractéristiques du château de Nijô est le "plancher rossignol" qui recouvre les couloirs. Il est construit de telle sorte que le moindre pas fasse crisser les lattes de bois, qui émettent un son semblable au pépiement d'un oiseau. Ce plancher est construit pour détecter tout intrus ou assassin potentiel.



Splendeurs de jardins japonais

Kinkaku-ji (
金閣寺, Temple du Pavillon d'or) c'est le nom usuel du temple Rokuon-ji (鹿苑寺, temple impérial du jardin des cerfs). Ce nom est tiré du Kinkaku (金閣, « pavillon d'or »), un bâtiment recouvert d'or, situé dans le jardin du temple.

Ce temple a été construit en 1397 et fut destiné à accueillir plusieurs reliques bouddhistes.

Ce qui a rendu le temple célèbre, c'est le pavillon d'or, situé dans son jardin. Le bâtiment est entièrement recouvert d'or pur, à l'exception du rez-de-chaussée. Le pavillon sert de shariden, contenant des reliques de Bouddha. Sur le toit se trouve un fenghuang doré, ou "phoenix chinois".

En 1987, il est rénové et reçoit une nouvelle couche, cinq fois plus épaisse, de feuilles d'or, on a pas eu le droit de gratter.

 

Plaque or, pas mal, a rendre jaloux un Cheik arabe dans son Hummer a jante or massif et rubis Birmans 


Là où l'on dormait la première nuit dans le quartier de la gare,

La gare de Kyōto est à elle seule un monument. Elle fait aussi fonction de centre commercial, hôtel, comporte de nombreux restaurants et propose une vue sur la ville depuis le sommet des onze étages.

 

Là où l'on dormait les nuits suivantes avec les parents de Solenn

On a dormi 4 nuits dans un Ryokan (Hotel de charme traditionnel Japonais) dans le quartier de Gion. Les parents de Solenn nous avait offert le privilège de dormir dans ce quartier mythique où se trouve encore des restaurants à Geisha, à l'accès réservé à quelques privilégiés. Nous avons dormi dans une maison traditionnelle du vieux Kyoto. Tatami, cloison légère en papier de riz, petit dejeuner sur tatami, on a presque tout fait sur tatami, vraiment charmant. De plus, la taulière était très sympathique. Seul notre voisin américain et obèse (vraiment ! ) nous a rappelé la douce promiscuité des cloisons japonaises (il ronflait). Heureusement, celui-ci est vite reparti dormir dans un « best western » avec ascenseur et cloisons renforcées. 

 

On a aussi été dans un « Onsen », bains traditionnel japonais le plus souvent alimenté par la chaleur provoquée par l'intense activité souterraine niponne. C'est pas mixte vu qu'on se baigne nu. Cette culture ancestrale du « spa » est vraiment agréable. On a adoré mais on a cherché longtemps avant de le trouver. On a même fait 2 tentatives car la première fois on a pas pu y arriver faute de renseignements fiables et notre Japonais nous a un peu fait défaut par moment. Le Onsen Kyotoique se mérite apparemment. 

 

Nara

On a passé une journée dans la première capitale de l'empire Japonais. Dommage qu'on y ai pas rencontré avant AYA une jolie japonaise qu'on a connu en faisant de la plongée au large des plages Thaïlandaise. Elle habitait Nara.

Je rajouterai plus tard la suite sur Nara, digne d interet mais pas encore couche sur le papier.

 

Les parents nous ont  retrouvé au Japon car c'était la destination que nous avions choisie pour les 60 ans de Papa (Colcomb)...

Un rêve de toujours enfin réalisé grâce à tous ces amis et sa famille !

Mille mercis car vous nous avez permis de les retrouver 6 mois apres les avoir quitte a Paris...

Voila comment Patrick Colcomb, le papa de Solenn a percu le Japon, vous verrez il parle un peu de Kyoto.

 

Un voyage plein de contraste  à pied,   en bus, en métro,  en train,  en Shinkansen, en wagon à crémaillère,  en taxi japonais,  en bateau, et Boeing 747

 

Un plongeon dans  un monde ultra moderne  puis dans son contraire: les temples de  bois, l'eau sulfureuse des Onsen d'Hakone,  les suchis matinaux de Sujiki et  les soupes d'algues au crépuscule.

 

A Tokyo j'ai escaladé  les buildings futuristes aux écrans  géants de publicité qui semblent respirer la nuit , du macadam jusqu'aux étoiles.

J'ai enlevé mes chaussures crantées pour des Tongues de Bois dans les jardins bonzaï , des Tongues de  paille pour les couloirs des Ryokans, et des Tongues plastiques pour les toilettes

Toto m' y attendait avec son  siège chauffant et son accoudoir digne d'un tableau de bord de Boeing pour règler la puissance des jets , la musique, le parfum, la température

 

J'ai enfilé des yukatas et défilé avec les Samuraïs que j'ai croqué dans mes carnets de voyage.

Mieux que cela, je  me suis frotté aux caractères japonais qui transpirent dans mes carnets  et à celui d'un  écolier aux yeux bridés demandeur d'une leçon d'aquarelle

Dans les brumes matinales des monastères de Koyasan j'ai écouté monter dans les montagnes les prières au timbre caverneux  des moines végétariens, hôtelliers business man

Assis dans la  mousse des cimetières au milieux  des bambous j'ai croqué des" jizos",  ces statues protectrices de pierre taillée affublée d'un  bavoire

 

Une  aventure complètement ping au son  des cimbales des temples et totalement pong avec l'écho des gongs

 

Au feu rouge de Kyoto je me suis rempli la tête de chants d'oiseaux  me signalant que je pouvais traverser . J'ai vu s'éclore en quelques secondes des millions de parapluies, comme des bulles de savon. Des parapluies transparents qui s'entrecroisent , s'esquivent  aux passages cloutés, évitent mon sac à dos dégoulinant  dans le creux de mes reins. 

 

Au japon on ne se bouscule pas.  On se respecte par  trente six mille courbettes. Celles  à 10°  à 20° ou à 90 ° d'angle selon les circonstances. 

Puis  comme un coucou Suisse,  je suis devenu "hocheur de tête" . Plus tard  j'ai pris la position du lotus et suis parti enfumé au milieu des bâtons d'encens. 

Une histoire fumeuse comme celle où l'on s'est purifié l'âme en  plongeant nos mains dans l'eau à 80 ° aux pieds de Boudha ou celle où l'on s'est rempli les poumons de gaz sulfurique s'échappant des entrailles du Kamiyama que nous avons escaladé à défaut du Mont Fuji .

Partout ailleurs  j'ai dévoré d'un oeil lignivore  l'architecture traditionnelle  en bois et ai fait coulisser mes yeux dans les cloisons. 

Un vrai régal. 

Bref un pays étonnant où Béatrice et moi même avons également " tatamisé" dans un superbe Ryokan de Kyoto avec Solenn et Grégoire.

Quatre jours d'heureuses retrouvailles avant de reprendre le Shinkansen puis changer de monde à la station OBAMA


Patrick Colcomb (sans son autorisation, mais on a considere que sa prose valait une diffusion mondiale...)

 


Discussions passionnee entre deux aquarellistes a propos de leurs pinceaux

Les photos 28-Kyoto-Nara 28-Kyoto-Nara

Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Japon
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Vendredi 23 janvier 2009

Hiroshima


Avant d'arriver à une notre petite Guesthouse très sympa, on a emprunté le vieux tramway désuet qui quadrille la ville.

L'après-midi fut consacré à visiter le mémorial qui retrace l'histoire tragique de la ville. Plus lointain dans notre mémoire collective française qu'a pu l être l'holocauste, c'est néanmoins un événement majeur de la fin de la seconde guerre mondiale. Voilà ce que j'en ai retenu. Une bombe H très peu puissante au regard des bombes actuelles postées partout à travers le monde en 2008. Celle ci a explosée à 400 m au dessus du centre de Hiroshima, provoquant à terme la mort de 150 000 individus et des maladies inconnues pour le reste de la population. Sur un rayon de 500 m autour de l'épicentre, tout a littéralement fondu. La vie a disparu en un battement de cil,  en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. La ville était construite de bois et a donc brûlée pendant des jours après l'explosion. Seule la banque et la chambre de commerce en pierre de taille sont restées debout. 6 mois après la végétation reprenaient ses droits et la ville commençait sa reconstruction. Les maladies dues à la radioactivité furent plus fortes en fonction de la distance à laquelle les gens était de l'épicentre au moment de l'explosion. En gros dans un rayon de 2 kms, tous les gens présents sont morts ou sur le coup, ou quelques jours ou quelque semaines après l'explosion. Des maladies inconnues sont alors apparues des années après et des hôpitaux dédiés aux victimes des explosions d'Hiroshima et de Nagasaki ont ouverts leurs portes pour leurs prodiguer  des soins spécifiques.

 

Comment a t on pu envoyer une telle bombe sur ces pauvres japonais ? De mon point de vue il y a deux raisons majeures qui permettent d'appréhender le geste des USA :

 

-         Premièrement, l'empereur japonais qui avait envahi une très grosse partie de l'Asie (Chine, Indonésie, Thailande, Myanmar, ex indochine, et j'en passe) et qui s'était allié avec l'Allemagne nazie ne voulait pas signer un traiter de reddition imposé conjointement par les américains et la Russie communiste. L'Allemagne à cet instant venait de capituler, laissant aux alliés et notamment aux USA et à la Russie, les deux grand vainqueurs, le soins de régler la question japonaise, second plus gros confit après l'europe accullée.

 

-         Deuxièmement, il faut se rappeler que les Etats-Unis ont joué leur destinée (une destinée dont ils jouissent encore en 2008) en 1945 en anéantissant les forces Nazies, en anéantissant les forces Japonaises mais aussi et surtout en plaçant ses pions de façon à contrer la Russie communiste (et par extension la Chine de Mao naissante). Et c'est là que je veux en venir, le traité de reddition japonaise dont j'ai parlé plus haut avait été rédigé conjointement par les américains et par les russes. On peut se dire que déjà en 1945, les américains jouaient au jeux de la guerre froide, c'est à dire une confrontation directe entre deux mondes, la démocratie et le capitalisme d'un côté et de l'autre l'autocratie et le communisme. Afin d'asseoir leur domination sur le Japon faisant face à une Chine qui allait inéluctablement se tourner vers le communisme, il fallait avoir le Japon dans son camp. Ils décidèrent donc de finir le conflit asiatique de façon ultra violente en envoyant deux bombes atomiques sans la collaboration des russes. La suite, c'est un peu comme en Europe, une occupation par l'armée américaine pendant de longues années, un plan marshall permettant au Japon de se relever grâce à l'injection massive de capitaux US pour reconstruire et relancer son économie et la mise en place de structures démocratique. Voilà comment ils ont doublés les russes et permis au Japon de connaître la démocratie et la prospérité économique qu'on leur connait, c'est à dire la seconde plus grosse économie au monde après bien sûr les USA.

D'ailleurs moi ça me fait un peu penser à la stratégie manichéenne poursuivie par Bush pour lutter contre le terrorisme et essayer de stabiliser l'Irak et l'Afghanistan. Un gentil, les Etats-Unis et la démocratie contre un méchant islamiste et terroriste. La théorie du tout blanc et du tout noir leur a servi pour lutter contre l'extension du communisme, alors pourquoi ne pas essayer pour lutter contre le deuxième fléau après le communisme, le terrorisme. Ca n'engage que moi mais c'est pas si con.

 

Il y sûrement un tas d'autres raisons qui ont incité les USA à prendre une décision aussi dure que les bombes atomiques, mais pour moi celle évoquée plus haut me semble être la raison majeure d'un tel acte de cruauté, autrement dit ils luttaient déjà activement contre l'idée même de communisme (rappelez vous ensuite la chasse au sorcière ultra violente qui eu lieu pendant et après la guerre aux Etats-Unis) d'autant plus qu'on savait en 1945 ce qui s'était passé dans les camps juifs en Pologne.

  

Pour en savoir plus



Le fameux dôme, resté debout malgré l'explosion

 

 

Ile Miyajima

 

Le lendemain on a été sur l'île de Miyajima, en face d'Hiroshima. Rapide, train+Ferry. L'île renferme un certain nombre de temples très connus, notamment un qui est le pus photographié du Japon. L'île était sacrée et le peuple venant faire un pélérinage sur ce lieu particulier n'avait pas le droit de poser les pieds sur ce bout de terre. C'est pourquoi ils ont construit ce temple sur pilotis et cette porte géante immergée à sa base quand la marée monte.

 

Il y a des biches en liberté sur l'île (spécialité Niponne sur les lieux touristiques) qui piquent violemment tout ce qui dépasse de nos mains, notamment le plan de l'île, arraché des mains de Solenn et dont le contenu est parti dans l'estomac de la bête. Etonnant !

 

On a marché tout en haut de l'île qui à son point culminant offre un 360° magnifique sur la bais d'Hiroshima et les milliers d'îles environnantes.



 



Une des vues les plus photographies du Japon sur l ile de Miyajima 


Himeji-jō

 

C'est l'une des plus vieilles structures du Japon médiéval. Inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO et désignée comme trésor culturel du Japon, c'est l'un des trois seuls châteaux japonais en bois encore existants. Il est aussi connu sous le nom de « Shirasagi-jō » (château du Héron blanc) en raison de sa couleur blanche extérieure.

 

Entammé en 1346 (c'est vieux), les dernières modifications datent de 1606 ! Le château a été rénové à neuf dernièrement. Les piliers porteurs sont des troncs d'arbres entiers, lors de la rénovation les japonais ont mis deux ans à trouver les arbres susceptibles de remplacer les anciens à l'identique.

 

Ce château a été construit pour se défendre des Seigneurs voisins mais n'a jamais subit aucun assaut ! Le seul assaut fut celui du feu, dans ces anciens temps moyenâgeux, on a tendance à l'oublier, le feu était l'ennemi numéro un de toute structure en bois. Une multitude de précautions étaient prises pour éviter l'incendie fatal.

Pendant la seconde guerre mondiale, pour éviter les bombardements alliés, les japonais avaient caché le château par une immense bâche pour le camoufler.  Ca a marché. Tant mieux car c'est une vrai merveille authentique qui sort tout droit de l'histoire médiévale japonaise. On a adoré, d'autant plus que la guide parlait un anglais parfait (ce qui n'est pas partout le cas au Japon) et fut passionnante. Elle s'intéressait autant à son château qu'aux gens à qui elle faisait la visite des lieux. Bon moment de dialogue Franco Japonais, d'autant plus qu'elle connaissait un peu la France. Les Japonais adorent notre pays, non seulement ils le visite beaucoup comme chacun sait, mais au Japon on retrouve des mots français partout, des boulangeries, des restaurants. Le côté luxe et gastronomie est exploité à toutes les sauces et l'on retrouve partout les grandes marques de luxe françaises.



Himeji-jō



Solenn aux prises avec un Nippon.

27-Hiroshima-Miyajima-Himeji 27-Hiroshima-Miyajima-Himeji  

Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Japon
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Mardi 6 janvier 2009

Tokyo



Le carrefour de Shibuya

 

On s'est levé à 3h du mat pour décoller 3 heures après. Décollant de la capitale de l'empire du milieu, on a relié la capitale du soleil levant en 3 heures de vol.

L'aéroport de Tokyo Narita est situé a des dizaines de kms de la capitale. Il dénote franchement avec le rutilant aéroport Pékinois qui avait accueilli les Jeux Olympiques quelques semaines auparavant. Les nippons ayant connu la prospérité 40 ans avant, l'aéroport est de ce fait grisonnant. Nous avons pris alors le train pour rejoindre le centre de la mégalopôle en quelques 2 heures.

Première expérience dans un hôtel à « Bulle ». Sur un même niveau, une trentaines de cellules accueillent les routards fraîchement débarqués sur Tokyo. Le tout sur 6 niveaux. En France, une telle  promiscuité serait synonyme d'enfer sur terre, mais nos amis Nippons sont si feutrés, si doux, si discret que tout ceci s'orchestre parfaitement, et miraculeusement, tous les européens jouent le jeux. Déjà, toutes les chaussures restent au rez de chaussé, ensuite chacun prend une paire de tatanes qu'il emmenera jusqu'à son étage. Des tatanes spéciales toilettes sont disposées devant chaque entrée de sanitaire. Tout est parfaitement propre. Les cellules font un mètre de large sur un mètre de haut et de la longueur d'un lit normal. A l'intérieur il y une petite tablette et une lampe, c'est très cosi, même un claustrophobe pourrait dormir ici !



Comme à chaque long transfert, on est arrivé exténué et on a dormi la majeure partie de la première journée. On a juste eu le temps de manger un tempura (beignet de gambas frit a la Jap) et de dormir comme des loirs jusqu'à 22h.

On avait planifié 3 jours dans la capitale Niponne. Premier jour a s'installer et a récupérer donc, deuxième jour dès 6h du matin on a trouvé l'énergie pour filer au marché au poisson, plus gros marché aux produits de la mer du monde. La tête encore dans les nuages on est arrivé dans une cohue et une activité qui n'a son pareil qu'à Rungis au petit matin. On a vite émergé, slalomant entre les thons congelés, les plus nobles crustacés, poissons de toutes tailles et couleurs et ces petits véhicules spécialement conçus pour le marché qui sillonnent les allées étroites à toute allure et permettent d'acheminer de quoi produire sushi et sashimi à travers le premiers pays producteur et consommateur de produits de la mer. Impressionnant mais trop tôt pour nous, on est reparti se coucher direct.

Tokyo c'est comme Paris ou New York, il faut s'habituer aux transports. Je pensais qu'il n'y avait qu'à Paris que le métro avait été percé sans grande rationalité, celui de Tokyo est un plat de nouilles encore plus fourni et fouilli, avec la particularité d'avoir deux compagnies qui l'opère. Casse tête. Mais on s'en sort reprenant bien vite nos réflexes d'urbains pressés et nourris au rythme infernal de la mégalopole. Tokyo c'est énorme mais constitué d'une multitude de quartiers et donc d'ambiances. On a commencé par le quartier le plus central qui héberge le parc du château impérial. Celui ci n'est pas visible mais il y a de beaux parcs autour. Ici tout est moderne, riche et parfaitement propre. On a directement bifurqué sur l'avenue Montaigne Niponnes, où les marques de luxe sont présente en lettre magistrale au sommet de tours high tech. C'est très riche, à la sauce niponne.   

Les Taxis noirs sont revêtus d'une laque noire brillante parfaitement briquée. Se sont tous les même modèle de Toyota Crown « cédric » au design désuet et carré des limousines des années 90'.

La densité de population de cette ville géante est parmi les plus grandes du monde, tout n'est que tours élevées et frénésie et pourtant c'est zen, feutré, on ressent vite cette atmosphère détendue. Les Tokyoites peuvent être très excentriques dans leur accoutrement, mais ils paraissent calmes et d'une politesse infinie. Les enfants prennent les transports en communs très jeunes tout seul, et on entend des message diffusés dans le métro appelant les grandes personnes à la bienveillance et à l'égard de ces enfants. Certaines personnes passent un temps fou à se faire de courbettes pour dire au revoir à leur supérieur, même les collégiennes en uniforme se font des courbettes et ricannent entre elles quand elles nous voit.

Tout ceci nous a amené au carrefour de Shibuya , un des endroit les plus fou de la ville où plusieurs artères convergent, le tout alimenté en continu par un des plus gros noeud de transport en commun du monde (à coté Chatelet en heure de pointe n'est pas grand chose). C'est le carrefour des superlatifs, il est entouré d'écrans géants à diodes qui diffusent des clips et des pubs, à coté, Time Square à New York fait pâle figure. Il y a, dans ce carrefour que l'on a tous déjà vu en photo ou à la télé, une chorégraphie rythmée par les feux tricolores. Le trafic routier et les piétons s'y entremêlent dans une discipline toute niponne. Une fois le trafic au rouge, la place se dégage complètement, vide pour un quart de seconde, et dans la seconde qui suit la foule s'engage et s'entrechoque pour d'un instant à l'autre se transformer en marrée humaine. Les gens  se croisent et vont se perdre, se diluer dans la gare géante de Shibuya et les rues commerçantes alentours. Le spectacle est ininterrompu jusqu'à tard dans la soirée et reprend aux lueurs du jour quand les Nippons vont vaquer.

S'en suivent des quartiers hyper animé, notamment par des salles de jeux au niveau sonore de discothèques pour malentendant où s'écoulent des milliers de billes dans des machines à sous incompréhensibles.

Les quartiers de la nuit sont gigantesques et là se trouve des boites de nuits, des maisons clause, des restaurants et les machines à sous sus décrites.

Nous on a retrouvé notre bulle pour faire dodo.

Le troisième jour on a fait un marathon sous terrain pour voir tous les lieux qu’on n’avait pas encore vu. La baie de Tokyo où l'un des plus gros ports du monde s'enfonce dans la ville. Une ligne de métro aérienne en fait le tour, elle commence par sillonner entre les tours pour rejoindre un énorme pont autoroutier et ensuite serpenter une multitude de point sur une île transformée en quartier de loisirs avec des centres commerciaux géants, cinéma, cirque piscine, etc. Puis direction dans un autre quartier dédié à la mode pour les jeunes banlieusards qui se déguisent en manga comme ceux qu'on a tous vu à la TV. Enfin le soir on est monté dans une des tours de la mairie de Tokyo qui offre une vue à 180 degrés de la ville très haut dans le ciel. Par beau temps et sans pollution on voit le mont Fuji. On ne l’a pas vu car on y était de nuit. C'est beau Tokyo, la nuit.

On a ensuite buller chez notre marchand de sommeil, pour partir le lendemain vers les alpes japonaises afin de goûter à la sérénité des campagnes japonaises.

 

Alpes Japonaises



On avait acheté à Sydney notre pass de train valable 7 jours afin de sillonner librement le territoire, c'est de loin la meilleure façon de se déplacer au Japon, le train étant au moins aussi bien développé que chez nous, voire mieux car il a été privatisé depuis longtemps et les lignes sont plus compétitive. Attendons 2009 chez nous pour voir des TGV Virgin et Air-France.

Toute autre ambiance, on a pris le train Shinkansen Ultra rapide au départ de Tokyo jusqu'à Osaka. 2 heures 20 pour faire 515 kms. On a ensuite pris un tortillard pour aller dans les montagnes. Cette voie ferrée serpente dans les vallées basses jusqu'à s'enfoncer dans des montagnes plus imposantes et enfin arriver à  Takayama. Petite bourgade charmante au coeur de ce qu'un européen a nommé les Alpes japonaises quelques siècle auparavant. Le nom est resté et la ressemblance est avérée avec les Alpes qui coupent l'Europe en deux. Par chance, un vieux japonais retraité de l hostellerie de luxe a eu la sage idée de transformer son temple familial en guesthouse pour routard. Génial, ce fut notre première rencontre avec le vrai habitat japonais tant fantasmé à travers les manga et films de Samouraï. Je pourrais vous le décrire comme si j'y avais été hier, d'ailleurs je vais le faire. Ca y est la lumière est revenue, à l'heure où j'écris on est au beau milieu de la Birmanie et l'électricité est fonction du bon vouloir de Bouddha. C'est bien d'être entre ses mains mais y a des ratés par moment, j'voudrais pas vanter les mérites de JC, mais au moins chez nous l'électricité fonctionne la nuit.

 

Un temple donc où l'on enlève ces chaussures à l'entrée et on se retrouve sur un Tatami japonais fait de paille tressée et pressée d'une épaisseur de 5 cm. Les pièces de prières ont été transformée en dortoir où les futons japonais sont posés à  même le sol entre deux Bouddhas, sur chaque futon était branché une couverture chauffante car bien sûr un ex temple en montagne n'est pas chauffé. Les chambres particulières sont séparées par des cloisons à armatures de bois et papier de riz léger. Au niveau intimité on a vu mieux mais ça se passe comme ça au Japon. Pour seul mobilier dans les chambres une petite table à 40 cm du sol.   

Grande cuisine où on faisait notre bouffe avec des ordis pour écrire des bêtises sur le blog.

On a subit une journée de pluie torrentielle. C'est simple, on n’est pas sorti, sauf le soir pour manger un yaourt au seven eleven (épicerie américaine ouverte 24h/24 que l'on trouve dans le monde entier sauf bien sûr chez nous et en Birmanie)




Le lendemain, on a pris le bus pour rejoindre Kamikochi, un des plus beaux endroits des Alpes japonaises, inaccessible en voiture et ouvert qu'une partie de l'année aux touristes. Un paradis automnal roux, jaune, or et vert, on n’avait pas vu aussi beau depuis la Patagonie. On a fait un trek de 8h pour atteindre un sommet volcanique crachant du souffre en continu et formant des parois jaune vifs. On a mangé à 2200m après avoir grimpé quelques 800m de dénivelé.



Le lendemain on a repris le tortillard pour rejoindre la gare de ShinOSAKA et filer sur Hiroshima.


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Par Solenn et Grégoire - Publié dans : Japon
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