Kyoto (京都, littéralement « ville capitale »)
Vu que les transports sont très faciles, le soir même on était à Kyoto. On rejoignait les parents de Solenn le lendemain.
Un temple dans le quartier de Gion ou nous dormions
Mais avant, attardons nous sur la ville, Kyōto est une ville japonaise qui fut de 794 à 1868 la capitale impériale du Japon. Elle est aujourd'hui la capitale de la préfecture
de Kyōto ainsi que l'une des grandes villes de la zone métropolitaine Ōsaka-Kōbe-Kyōto. Sa population est de 1,46 million d'habitants.
C'est avec Nara sa voisine, la ville à voir au Japon car elles nous plongent au coeur de l'histoire du Japon (que je ne développerai pas ici mais qui mérite de s'y attarder,
qu'est ce qu'un Shogun, la période edo, les samourais, pourquoi les mangas, etc.)
Kyoto accueillit pendant plus d'un millénaire le siège de la cour impériale
Au cours du VIIIe siècle, voulant s'éloigner de l'influence du clergé bouddhiste au sein du gouvernement impérial, l'Empereur prit la décision de déplacer la capitale
depuis l'actuelle Nara (on s'attardera plus tard sur Nara) vers une région éloignée de cette influence. Kyoto devint le siège de la cour impériale en 794.
En 1600 Kyōto perd son rôle de centre politique et administratif au profit d'Edo (le futur Tokyo), lieu de résidence des shoguns.
Toutefois, Kyōto resta la capitale impériale du Japon jusqu'au transfert de la résidence de l'Empereur à Edo en 1868, lors de la Restauration Meiji.
L'histoire contemporaine de la ville
Épargnée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, Kyōto échappa de peu à la destruction atomique ; en effet, la ville figurait en tête des cibles désignées par
le comité des objectifs américain. La ville fut finalement rejetée suite à l'intervention du secrétaire de la Guerre des États-Unis Henry Lewis Stimson et de conseillers, dont le Français Serge
Elisseeff, qui connaissaient la richesse culturelle de la ville, et estimèrent que sa destruction serait un obstacle grave à une réconciliation ultérieure avec le Japon. (voir précédent
article sur le bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki)
Et comme tout le monde le sait sauf peut être les Texans, en 1997, Kyōto accueillit la conférence qui donna naissance au Protocole de
Kyōto.
L'intérêt culturel de la ville
Avec ses 2000 temples, ses palais, ses jardins zen, son architecture, Kyōto est considérée comme le centre culturel du Japon.
C'est la ville universitaire la plus importante du pays et il faut noter que le siège de Nintendo est là bas, on peut imaginer que c'est à Kyoto que les cerveaux nippons ont
créé la WII. Comme quoi dans une ville historique et culturelle comme celle ci, on peut encore produire des « trucs » dingues et créatifs comme ça.
Les monuments historiques de l'ancienne Kyōto (villes de Kyōto, Uji et Ōtsu)
ont été inscrits au patrimoine mondial de
l'Unesco en 1994.
Voilà succinctement ce que l'on a vu de Kyoto
On est resté 5 jours là bas et ce n'était pas de trop vu qu'il y a 2000 temples. On va donc pas trop s'étendre sur le sujet. Allez y vous verrez c'est vraiment super (je sens
que je vais être contacté par le guide vert pour mes descriptions là).
Premièrement, on a pas visité Kyoto tous seul...on y a retrouvé les parents de Solenn.
Les retrouvailles avec les parents furent plutôt amusantes.
Ils sont arrivés à quelques jours près en même temps que nous au Japon mais on avait décidé que l'on passerait que quelques jours ensemble sur Kyoto (envies différentes de
voyage).
Nous sommes arrivé 24h plus tôt que prévu sur Kyoto. On dépose nos sacs puis on découvre le quartier de Gion où les parents ont réservé l'hôtel. On assiste à deux préparations
de mariages, découvre de nombreux temples tous aussi beaux les uns que les autres. De retour à l'hôtel pas de parents mais leur sacs sont bien là ! Puis quelques minutes après on entend leur voix
et là quelle joie et surprise pour eux qui ne savaient pas que nous étions déjà sur Kyoto ! On réalise que nous avons passé la journée aux mêmes endroits sans jamais se croiser
!
C'était étrange de les voir là avec nous à l'autre bout du monde. J'avais l'impression de les avoir quitté la veille ! Je n'avais pas vu le temps passer depuis notre départ 6
mois auparavant ! On était super content de se retrouver, c'était comme dans un rêve ! Ils ont partagé notre quotidien et nous leur rythme de voyage pendant ces quelques jours ensemble. On a
toujours beaucoup voyagé avec les parents quand j'étais petite, et j'avais l'impression de revivre ces bons moments avec eux, ici au « Pays du soleil levant »
!
D'ailleurs, il faut savoir une chose sur les japonais. Ils raffolent des choses inutiles tels que les grigris, les tampons encreur, les portes clefs... Papa découvre ma petite
collection de tampons et commence alors une inévitable course pour être le premier à trouver les tampons des sites que nous visitons (gares, temples, magasins...). Il faut reconnaître que Papa a
l'art de savoir les mettre en avant dans ses carnets de voyage chose que je n'ai jamais eu le courage de commencer ! Un jour peut être...
On a
vecu sur Tatami durant 4 jours
Le Jidai Matsuri (Festival des Âges, 時代祭)
On a eu la chance de tomber à l'époque de l'année où il y a le festival Jidai Matsuri - durant lequel toutes les anciennes corporations de la ville défilent en tenue
d'époque.
C'est un des trois plus importants festivals de Kyoto. Il a lieu tous les 22 octobre. Ce festival a été créé en 1895, année du 1100e anniversaire de fondation de la capitale
Kyoto.
La procession débute au Gosho, parc impérial de Kyoto où nous étions. Elle est anti-chronologique, présentant les événements du plus récent aux plus anciens. Pour en voir la
totalité, il faut compter au moins une heure trente, car il y a plusieurs étapes où le temps recule lentement vers la fondation même de Kyoto.
Histoire de vous démontrer le grand âge de l'histoire du Japon et de Kyoto, voici toutes les ères représentées par le défilé:
1. Restauration Meiji (1868)
2. Ère Edo (1615-1866)
3. Ère Azuchi Momoyama (1573-1614)
4. Ère Muromachi (1393-1572)
5. Ère Kamakura (1192-1333)
6. Ère Fujiwara (897-1185)
7. Ère Enryaku (782-806)
Le palais impérial, siège de la cour impériale, on a mis plus de temps à demander
l'autorisation de visite qu'à le visiter. C'est quand même magnifique, même si en plus, il pleuvait des cordes digne d'un scène tragique d'un film holywoodiens.
Le château de plaisance de Nijô (二条城, Nijô-jô) Il date de 1603. Les 3 300 m2 du palais Nino Maru sont construits presque exclusivement en bois de cyprès. Une des caractéristiques du château de Nijô est le "plancher
rossignol" qui recouvre les couloirs. Il est construit de telle sorte que le moindre pas fasse crisser les lattes de bois, qui émettent un son semblable au pépiement d'un oiseau. Ce plancher est
construit pour détecter tout intrus ou assassin potentiel.
Splendeurs de jardins japonais
Kinkaku-ji (金閣寺, Temple du Pavillon
d'or) c'est le nom usuel du temple Rokuon-ji (鹿苑寺, temple impérial du jardin des cerfs). Ce nom est tiré du Kinkaku (金閣, « pavillon
d'or »), un bâtiment recouvert d'or, situé dans le jardin du temple.
Ce temple a été construit en 1397 et fut destiné à accueillir plusieurs reliques bouddhistes.
Ce qui a rendu le temple célèbre, c'est le pavillon d'or, situé dans son jardin. Le bâtiment est entièrement recouvert d'or pur, à l'exception du rez-de-chaussée. Le pavillon
sert de shariden, contenant des reliques de Bouddha. Sur le toit se trouve un fenghuang doré, ou "phoenix chinois".
En 1987, il est rénové et reçoit une nouvelle couche, cinq fois plus épaisse, de feuilles d'or, on a pas eu le droit de gratter.
Plaque or, pas mal, a
rendre jaloux un Cheik arabe dans son Hummer a jante or massif et rubis Birmans
Là où l'on dormait la première nuit dans le quartier de la gare,
La gare de Kyōto est à elle seule un monument. Elle fait aussi fonction de centre commercial, hôtel, comporte de nombreux restaurants et propose une vue sur la ville depuis le
sommet des onze étages.
Là où l'on dormait les nuits suivantes avec les parents de Solenn
On a dormi 4 nuits dans un Ryokan (Hotel de charme traditionnel Japonais) dans le quartier de Gion. Les parents de Solenn nous avait offert le privilège de dormir dans ce
quartier mythique où se trouve encore des restaurants à Geisha, à l'accès réservé à quelques privilégiés. Nous avons dormi dans une maison traditionnelle du vieux Kyoto. Tatami, cloison
légère en papier de riz, petit dejeuner sur tatami, on a presque tout fait sur tatami, vraiment charmant. De plus, la taulière était très sympathique. Seul notre voisin américain et obèse
(vraiment ! ) nous a rappelé la douce promiscuité des cloisons japonaises (il ronflait). Heureusement, celui-ci est vite reparti dormir dans un « best western » avec ascenseur et
cloisons renforcées.
On a aussi été dans un « Onsen », bains traditionnel japonais le plus souvent alimenté par la chaleur provoquée par l'intense activité souterraine niponne. C'est pas
mixte vu qu'on se baigne nu. Cette culture ancestrale du « spa » est vraiment agréable. On a adoré mais on a cherché longtemps avant de le trouver. On a même fait 2 tentatives car la
première fois on a pas pu y arriver faute de renseignements fiables et notre Japonais nous a un peu fait défaut par moment. Le Onsen Kyotoique se mérite apparemment.
Nara
On a passé une journée dans la première capitale de l'empire Japonais. Dommage qu'on y ai pas rencontré avant AYA une jolie japonaise qu'on a connu en faisant de la plongée au
large des plages Thaïlandaise. Elle habitait Nara.
Je rajouterai plus tard la suite sur Nara, digne d interet mais pas encore couche sur le
papier.
Les parents nous ont retrouvé au Japon car c'était la destination que nous avions choisie pour les 60 ans de Papa
(Colcomb)...
Un rêve de toujours enfin réalisé grâce à tous ces amis et sa famille !
Mille mercis car vous nous avez permis de les retrouver 6 mois apres les avoir quitte a Paris...
Voila comment Patrick Colcomb, le papa de Solenn a percu le Japon, vous verrez il parle un peu de Kyoto.
Un voyage plein de contraste à pied, en bus, en métro, en train, en
Shinkansen, en wagon à crémaillère, en taxi japonais, en bateau, et Boeing 747
Un plongeon dans un monde ultra moderne puis dans son contraire: les temples de
bois, l'eau sulfureuse des Onsen d'Hakone, les suchis matinaux de Sujiki et les soupes d'algues au crépuscule.
A Tokyo j'ai escaladé les buildings futuristes aux écrans géants de publicité qui
semblent respirer la nuit , du macadam jusqu'aux étoiles.
J'ai enlevé mes chaussures crantées pour des Tongues de Bois dans les jardins bonzaï , des Tongues
de paille pour les couloirs des Ryokans, et des Tongues plastiques pour les toilettes
Toto m' y attendait avec son siège chauffant et son accoudoir digne d'un tableau de bord de
Boeing pour règler la puissance des jets , la musique, le parfum, la température
J'ai enfilé des yukatas et défilé avec les Samuraïs que j'ai croqué dans mes carnets de
voyage.
Mieux que cela, je me suis frotté aux caractères japonais qui transpirent dans mes carnets
et à celui d'un écolier aux yeux bridés demandeur d'une leçon d'aquarelle
Dans les brumes matinales des monastères de Koyasan j'ai écouté monter dans les montagnes les
prières au timbre caverneux des moines végétariens, hôtelliers business man
Assis dans la mousse des cimetières au milieux des bambous j'ai croqué des" jizos",
ces statues protectrices de pierre taillée affublée d'un bavoire
Une aventure complètement ping au son des cimbales des temples et totalement pong avec
l'écho des gongs
Au feu rouge de Kyoto je me suis rempli la tête de chants d'oiseaux me signalant que je
pouvais traverser . J'ai vu s'éclore en quelques secondes des millions de parapluies, comme des bulles de savon. Des parapluies transparents qui s'entrecroisent , s'esquivent aux passages
cloutés, évitent mon sac à dos dégoulinant dans le creux de mes reins.
Au japon on ne se bouscule pas. On se respecte par trente six mille courbettes. Celles
à 10° à 20° ou à 90 ° d'angle selon les circonstances.
Puis comme un coucou Suisse, je suis devenu "hocheur de tête" . Plus tard j'ai
pris la position du lotus et suis parti enfumé au milieu des bâtons d'encens.
Une histoire fumeuse comme celle où l'on s'est purifié l'âme en plongeant nos mains dans
l'eau à 80 ° aux pieds de Boudha ou celle où l'on s'est rempli les poumons de gaz sulfurique s'échappant des entrailles du Kamiyama que nous avons escaladé à défaut du Mont Fuji
.
Partout ailleurs j'ai dévoré d'un oeil lignivore l'architecture traditionnelle
en bois et ai fait coulisser mes yeux dans les cloisons.
Un vrai régal.
Bref un pays étonnant où Béatrice et moi même avons également " tatamisé" dans un superbe Ryokan
de Kyoto avec Solenn et Grégoire.
Quatre jours d'heureuses retrouvailles avant de reprendre le Shinkansen puis changer de monde
à la station OBAMA
Patrick Colcomb (sans son autorisation, mais on a considere que sa prose valait une diffusion mondiale...)
Discussions passionnee entre deux aquarellistes a propos de leurs pinceaux
Les photos
28-Kyoto-Nara
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